Expériences de traduction ...
Blog de Michel Politis, Professeur au Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation de l'Université ionienne (Corfou - Grèce)

Παρασκευή, 15 Σεπτεμβρίου 2017

Διεθνές συνέδριο: "Politique européenne d'accueil. Ethique de la traduction", Παρίσι, Inalco, 7 Δεκεμβρίου 2017

Dates :
Jeudi 7 décembre 2017 - 09:00 - Samedi 9 décembre 2017 - 16:30
Lieu :
Inalco, Auditorium 
 
 
 

Colloque international

Politique européenne d'accueil
  Éthique de la traduction

Organisé par le Groupe SOS Jeunesse, l'Inalco, Technische Universität Dresden, en partenariat avec ISM Interprétariat

7, 8 et 9 décembre 2017
Auditorium de l’Inalco (Institut National des Langues et Civilisations Orientales)
65 rue des grands moulins, 75013 Paris

Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles à l'adresse : colloque.jeunesse@groupe-sos.org
Gratuit pour les étudiants, participation de 40 euros pour les professionnels


Que serait une éthique de la traduction appliquée à la politique européenne d'accueil des migrants ? Quelles valeurs, quels repères pourraient orienter la manière dont les travailleurs sociaux des pays européens accueillent la langue de l’autre ? Nous espérons que tous les panels, tous les intervenants pourront apporter des éléments de réponse à cette question.

Ces trois jours ont l'ambition de définir une telle éthique, de sensibiliser un public de professionnels de la prise en charge, en particulier des mineurs isolés étrangers, aux problématiques liées au plurilinguisme et à la traduction dans leur travail.

Nous constatons une rupture des phénomènes migratoires contemporains par rapport aux migrations précédentes :
- Les migrants ne viennent plus d’une région ou d’un pays d’origine. Les origines sont diversifiées, les migrants viennent de partout, et de nulle part ;
- Les migrants ne fuient pas tous la mort, mais ils sont une grande majorité à en faire l'expérience lors de leur parcours migratoire ;
- Le phénomène contemporain de migration comporte un aspect de masse sans précédent ;
- Ce phénomène est marqué par les effets de la communication médiatique.
- La pratique au quotidien le montre : pour surmonter les traumatismes et atteindre une forme de convivance humaine, il est essentiel de prendre en compte les phénomènes liés à la diversité de ces langues qui s’entremêlent dans la rencontre entre les migrants eux-mêmes, entre les migrants et les populations “locales”, et bien entendu avec les personnels spécialisés d’accueil. La multitude des langues, leur traduction et leurs désaccords, leur mise en accord, sont autant d'enjeux décisifs dans ce qui sera l’éthique d’accueil de demain.

Quelle place, dans cette éthique, faut-il accorder aux nouvelles formes d’exil, à la poétique, aux phénomènes de confrontation et de rivalité ? Quelle éthique répond à ces nouveaux défis ?

Nous nous proposons d'explorer différentes problématiques.
Dans la prise en charge politique et sociale des migrants, les analyses culturalistes rencontrent peu de résistance : la différence culturelle est une évidence et répond souvent à tout. Il n'en va pas de même de la différence linguistique. Le plurilinguisme dans la prise en charge, la diversité des langues, le fait que le jeune migrant vienne avec une langue étrangère qui est sa langue maternelle, qui n'est pas le français, qui n’est pas l’allemand ou le grec ou le suédois, est absent de l'analyse. Il fait l'objet d'un déni dans la prise en charge et l'accueil social, éducatif, scolaire, psychologique, psychiatrique et médical des migrants. Il s'agit pour nous d'explorer l'intérêt politique et clinique de la prise en compte de ces langues. Notre enjeu aujourd’hui est de sensibiliser le public aux différentes situations de traduction, situations souvent éludées. Nous tenterons de développer l’enjeu de cette éthique de la traduction comme troisième terme potentiel, dans la prise en charge, entre universalisme et culturalisme.

Le colloque se propose de mettre en perspective les considérations et préoccupations liées à la pratique éducative quotidienne avec les migrants, et en particulier avec les mineurs isolés étrangers. En effet, au niveau éducatif, la place des langues de ces mineurs pose question. Que peut-on faire, au quotidien, de la multiplicité des langues ? Et qu’opère cette multiplicité elle-même ? L’éducateur devient traducteur du quotidien. En quels termes peut-il penser la question de l’identité par rapport à la langue maternelle ? A cet égard comment l’éducateur peut-il penser sa prise en charge en termes d’insertion, d’inclusion ou d’assimilation sociale ? A quels moments le jeune peut-t-il parler sa langue avec son éducateur ? Quelle place l’éducateur peut-il donner à l’interprète ? Plus généralement, quelle place donner à la langue d’origine au quotidien dans la prise en charge ?

Nous explorerons dans le cadre de la clinique des migrants la traduction comme mouvement pour le psychisme, passer par une autre langue pour traduire le traumatisme qui a lieu dans la langue maternelle.
Que faire concrètement de la différence culturelle et linguistique, comment s'y retrouver ? Nous prônons un retour à l'idée chère à G. Devereux qu'il est préférable de ne pas tant s'intéresser aux particularités d'une culture donnée, qu'à ce que c'est qu'une culture en soi pour un sujet.
A des situations de migrations nouvelles, doit répondre une éthique de traduction et une politique d'accueil renouvelées.
Quelle éthique pour les interprètes dans l'entretien clinique ? Dans le cadre des procédures judiciaires ? Dans un entretien avec l'OFPRA ou la CNDA ? Quelle traduction pour les récits traumatiques ?

Nos patients migrants sont amenés à répéter de très nombreuses fois leur récit traumatique à des « professionnels » hyper spécialisés dont la traduction, l'analyse et la prise en charge participent à son assèchement, voire à des déformations radicales - L'interprète doit-il être médiateur ? - La prise en compte des langues des migrants, la prise en compte du continu de leur discours, c'est d'abord la possibilité pour eux de se sentir entendus. C'est aussi pour nous un moyen de ne pas les mettre en porte-à-faux avec une dette inconsciente, et une fidélité inconsciente qui les rattache à leur langue maternelle.

La relation entre les langues, le plurilinguisme et la traduction font souvent l'objet d'éloges tous azimuts, leurs mécanismes productifs, créatifs, s'appliqueraient à tous les champs de la société. Cette relation entre les langues ne serait-elle pas plutôt agonistique, faite de rivalités, de confrontations et d'enjeux de pouvoirs ? Ces enjeux concernent autant la pratique quotidienne des éducateurs, des psychologues, que celle des professeurs de français langue étrangère.

On peut tenter d’opposer une éthique de la traduction de l'Autre en tant qu'Autre au  formatage et à l’adaptation aux impératifs administratifs de la société, codes académiques et normes institutionnelles.
 

Type : 

  • Colloques et journées d'étude

Δευτέρα, 4 Σεπτεμβρίου 2017

Translating Europe Forum 2017 (Brussels on the 6 and 7 November 2017)







Registration to the #TranslatingEurope Forum 2017 is now open!




New skills, new markets, new profiles                     


The Translation Department of the European Commission is organising the 4th edition of the #Translating Europe Forum, focusing this year on translators' skills and employability.


· What skills do young and established translators need to master in order to thrive in the business?
· Are there sets of "new skills" corresponding to changing/emerging market needs?
· What are the new profiles needed in the language industry?
· What are the specific skills required to master translation tools and technologies?


Join us for 2 days of lively discussions with experts from the private sector, academia, public services, educators as well as young and experienced professionals.

Confirmed keynote speakers: Peter FLADE (Senior Advisor, GALLUP) and Jaap VAN DER MEER (TAUS).

Visit the Forum page to consult the preliminary programme and follow us on Twitter and Facebook for further updates!

The Forum will take place in Brussels on the 6 and 7 November 2017. No on-site registration will be accepted. All sessions will be web-streamed.

For information contact DGT-TRANSLATING-EUROPE@ec.europa.eu

European Commission
Directorate-General for Translation
Translating Europe team

Τρίτη, 29 Αυγούστου 2017

COLLOQUE TRANSIUS 2018 GENÈVE, 18-20 JUIN 2018 APPEL À COMMUNICATIONS ET POSTERS


COLLOQUE TRANSIUS 2018

GENÈVE, 18-20 JUIN 2018

APPEL À COMMUNICATIONS ET POSTERS

 

Le Centre d’études en traduction juridique et institutionnelle (Transius) accueillera du 18 au 20 juin 2018 son prochain colloque international organisé en collaboration avec le Universities Contact Group de IAMLADP (UCG). Ce colloque offrira une occasion de dialogue aux chercheurs et aux praticiens partageant un intérêt pour la traduction juridique et, plus largement, pour la traduction dans ses divers contextes institutionnels. Le Centre entend ainsi réaffirmer sa vocation à jouer un rôle moteur dans la coopération internationale au sein de la discipline et son engagement pour une traduction de qualité.
À travers des conférences plénières, des séances parallèles de communications, une séance de posters et des tables rondes thématiques, le colloque de 2018 permettra à tous les participants de bénéficier de l’échange d’expériences, qu’ils soient experts de haut niveau ou traducteurs en formation. Des contributions peuvent être proposées sur les thèmes ci-dessous :
      1. Problèmes, méthodes et compétences en traduction juridique, y compris l’analyse juridique comparative pour la traduction.
      2. Questions terminologiques en traduction juridique et institutionnelle.
      3. Utilisation de corpus et d’outils informatiques dans la pratique et la recherche en traduction juridique et institutionnelle.
      4. Questions sociologiques et éthiques en traduction juridique et institutionnelle.
      5. Évolutions et implications des politiques institutionnelles de traduction et de rédaction multilingue.
      6. Spécialisation thématique en traduction institutionnelle (technique, scientifique, financière, etc.).
      7. Pratiques institutionnelles en matière de contrôle, d’assurance et de gestion de la qualité de la traduction.
      8. Traduction et interprétation judiciaires.
      9. Formation des traducteurs juridiques et institutionnels.
Des contributions (individuelles ou collectives) en anglais, français, allemand, espagnol ou italien sur les thèmes du colloque peuvent être proposées sous la forme d’une communication (durée : 20 min.) ou d’un poster (taille : 100 x 120 cm max.).
Les praticiens institutionnels des organisations membres du réseau UCG (IAMLADP) sont également invités à soumettre des propositions, en particulier sur les axes thématiques 2 à 8. Sur la base de ces propositions, des séances et des tables rondes thématiques seront organisées pour encourager le débat, et des partenaires institutionnels seront invités à y contribuer.
La date limite pour l’envoi des propositions est fixée au 10 novembre 2017. Les propositions pourront être soumises en ligne dès octobre 2017. Des renseignements complémentaires concernant la marche à suivre pour l’envoi de propositions seront diffusés en septembre 2017 sur le site web du Centre Transius et à travers son bulletin et son compte Twitter.
Chaque auteur peut soumettre au maximum deux propositions. Sauf indication contraire de sa part, la langue du résumé sera aussi celle de la communication.

CONFÉRENCES PLÉNIÈRES

Marta CHROMÁ (Université Charles de Prague)
Jean-Claude GÉMAR (Université de Montréal et Université de Genève)
Karen MCAULIFFE (Université de Birmingham)

COMITÉ D’ORGANISATION

Annarita FELICI
Diego GUZMÁN BOURDELLE-CAZALS
Fernando PRIETO RAMOS (coordinateur)

COMITÉ SCIENTIFIQUE

Anabel BORJA ALBI (Université Jaume I), Łucja BIEL (Université de Varsovie), Le CHENG (Université de Zhejiang), Valérie DULLION (Université de Genève), Jan ENGBERG (Université d'Aarhus), Annarita FELICI (Université de Genève), Mathilde FONTANET (Université de Genève), Jean-Claude GÉMAR (Université de Montréal et Université de Genève), Sonia HALIMI (Université de Genève), Anne LAFEBER (Nations Unies), Karen MCAULIFFE (Université de Birmingham), Mariana OROZCO JUTORÁN (Université autonome de Barcelone), Fernando PRIETO RAMOS (Université de Genève), Colin ROBERTSON (Conseil de l'Union européenne), Peter SANDRINI (Université d'Innsbruck), Susan ŠARČEVIĆ (Université de Rijeka), Catherine WAY (Université de Grenade).

CALENDRIER

      • Date limite d’envoi des propositions : 10 novembre 2017
      • Avis d’acceptation des propositions : 20 décembre 2017
      • Inscription anticipée : 15 novembre 2017 – 15 janvier 2018
      • Inscription ordinaire : 16 janvier – 31 mars 2018
      • Inscription tardive : 1er avril – 31 mai 2018
      • Dates du colloque : 18-20 juin 2018

INSCRIPTION ET INFORMATIONS PRATIQUES

Des renseignements sur la procédure d’inscription ainsi que des informations pratiques seront publiés en septembre 2017. La participation au colloque sera gratuite pour les praticiens, les étudiants et les collaborateurs des organisations et des universités membres du réseau UCG (IAMLADP). Les membres de l'ASTTI, l'ASTJ, l'AITC, l'AIIC, la DÜV et Jus Lingua auront la possibilité de s'inscrire à un tarif préférentiel.
Renseignements complémentaires : transius@unige.ch

Πέμπτη, 27 Ιουλίου 2017

Call for Papers Diachronic dimensions in specialised varieties of English: implications in communications, didactics and translation studies


As a rule, practitioners of English for Specific Purposes show little interest in diachrony and, particularly, in the past of specialised languages. Their main motivation stems from learners’ needs, and needs analyses generally place them in the present or near future rather than in the past. Conversely, a growing number of researchers in continental Europe regard specialised languages as enduring linguistic objects – e.g. specialised varieties of English (SVEs) such as medical or legal English – and exploring these SVEs’ diachronic dimensions plays an increasing part in their scientific interests. This conference invites researchers to examine the diachronic dimensions of specialised English and to explore their various facets.
One first group of questions may bear on the communicational stakes of the subject. Languages aptly serve specialised communication in synchronic conditions, but what are the impacts of diachronic distantiation on comprehension and interpretation? Learners frequently engage in documentary research and they consult texts that may belong in temporal settings lying outside their immediate learning time sphere. Do they have to be made aware of the evolutions in terms, discourse, genres, institutional reference, and of the influence of history on their specialised communities? These questions expand further if the history of SVEs comes into consideration and if we wonder about their origins. Training learners to become erudite in specialised languages is clearly not an option; yet, totally ignoring the diachronic dimension of SVEs may not be an adequate posture when it comes to training qualified teachers of English irrespective of their specialised domains.
A second set of questions flows from answers given to the first. If some scientific investment in diachrony makes sense for some SVEs, how can we design learning/teaching strategies that meet the requirements of the “didactic transposition” put forward by Yves Chevallard (1985: 20)? The aim of the didactic transposition is to produce “knowledge for learners” from “scholars’ knowledge” and the challenge here is to introduce the diachronic dimension into the process. Motivation concerns are also a major issue if learners are invited to devote some time and effort to long-term aspects instead of engaging fully in hic and nunc language priorities.
The third group of interrogations concerns translation issues. Culture has long been a major object of research in translation studies (often contrasting “natural” with “exotic” translations), but diachrony seems to have attracted limited interest. Yet, translators are often challenged by source elements that have changed in the course of time such as terminological evolutions like neologisms or changes in nomenclature; modifications in phraseology resulting from usage or imposed by competent authorities; or paradigmatic changes in the truth conditions of the world, as when one scientific theory is proved wrong and is replaced by another.
In translation studies, source-oriented translation and target-oriented translation only meet part of the translators’ dilemmas when they are confronted with diachrony. The source-oriented translator would simply keep the past elements of the source text and include them in the target text while the target-oriented translator would aim at adapting past elements to make them fit the present.
Functionalist translation theories offer better strategies in these cases. Following the skopos theory, every translation has a purpose. The source text has to be translated so as to make sense for addressees, their knowledge and their needs, in the target circumstances.
In this theoretical framework, diachrony-dependent translation decisions are subject to the function of the target text. In that respect, Christiane Nord (1997) stresses that translators have to compare source texts and target texts in terms of addressees and of the medium employed, but also in terms of the place and time of reception. By comparing, translators may make translation decisions which largely determine the target text.
Functionalists have duly addressed the issue of time difference between source and target texts, but diachrony is a transversal phenomenon in translation because it is inherent in linguistic evolutions, whether in languages for general or specialised purposes. In that context, it would be of interest to study the evolutions in the translation of neologisms, of theory-constitutive metaphorical terms – their evolutions are often marked by scientific discoveries in the course of time. Other relevant prospective questions may include the translation of specialised phraseologies where parallel corpus analyses highlight diachronic markers.
References
Chevallard, Yves. 1985. La transposition didactique : du savoir savant au savoir enseigné. Grenoble: La Pensée Sauvage.
Nord, Christiane. 1997. Translating as a Purposeful Activity: Functionalist Approaches Explained. Manchester, UK: St Jerome.
Submission format
Languages:            French or English
Number of words:   300
Deadline:               10 January 2018
Forward to:            christine.michaux@umons.ac.be
                            m.memet@orange.fr

Τρίτη, 18 Ιουλίου 2017

Διεθνές Συνέδριο: NOUVELLES TENDANCES DANS LA THÉORIE ET LA PRATIQUE DE LA TRADUCTION, DE LA TERMINOLOGIE ET DE L’INTERPRÉTATION DE CONFÉRENCE, 27 octobre 2017

NOUVELLES TENDANCES DANS LA THÉORIE ET LA PRATIQUE DE LA
TRADUCTION, DE LA TERMINOLOGIE ET DE L’INTERPRÉTATION DE
CONFÉRENCE
XVII e édition
27 octobre 2017, Cluj-Napoca (Roumanie)
Date limite: 1er septembre 2017

Le Département des Langues Modernes Appliquées et le Centre pour les Industries de la Langue vous
invitent à participer vendredi, le 27 octobre 2017, à l’occasion de la rentrée du Mastère Européen de Traductologie-Terminologie (METT) et du Mastère Européen d’Interprétation de Conférence (MEIC), à la XVIIe édition de leur Colloque international qui sera dédié cette année aux nouvelles découvertes dans les domaines de la recherche, de la théorie et de la pratique de la traduction ainsi que dans les domaines connexes.

Moment de réflexion et d’échange de bonnes pratiques dans le domaine de la traduction, de la terminologie et de l’interprétation de conférences, notre colloque s’inscrit dans la série des manifestations qui marquent les dix années depuis l’intégration de la langue roumaine comme langue officielle de l’Union européenne et vous propose de débattre les sujets suivants :
  • théories et paradigmes de la traduction ;
  • études diachroniques ;
  • pédagogies spécifiques ;
  • le marché du travail et les métiers émergeants (la traduction pour les maisons d’édition, la révision traductologique et terminologique, la publication assistée par ordinateur, le management des projets traductologiques et terminologiques) ;
  • les nouvelles technologies ;
  • nouvelles tendances conceptuelles ;
  • études interdisciplinaires ;
  • exemples de bonnes pratiques.

Nous nous adressons aux enseignants, aux spécialistes, aux doctorants et aux étudiants, mais aussi aux professionnels du domaine des traductions ainsi qu’à tous ceux qui veulent faire connaître leur recherche ou leur expérience traductologique dans le domaine littéraire et non-littéraire.

Nous nous proposons, d’une part, de contribuer à la création d’un climat d’effervescence scientifique, et, d’autre part, au rapprochement collaboratif, à l’échange d’idées et de bonnes pratiques entre les spécialistes des diverses universités et les professionnels du marché des traductions.
 
Lieu de l’événement : salle de conférences de l’Hôtel Universitas, no. 7, rue Pandurilor, Cluj-Napoca.

Langues de communication : anglais, français, espagnol, italien et roumain (service d’interprétation
assuré).

Publication : Les textes retenus par le comité de lecture seront publiés dans RIELMA (Revue Internationale d’Études en Langues Modernes Appliquées / International Review of Studies in Applied Modern Languages), revue enregistrée dans la base de données internationale CEEOL. En vue de la publication, les textes seront rédigés en anglais, français, allemand, espagnol, italien, portugais ou russe et envoyés à l’adresse colocviulma@yahoo.com, accompagnés d’un résumé, de 5 mots-clés et d’une notice bio-bibliographique de l’auteur.

Informations pratiques : Les frais de participation (150 RON, soit à-peu-près 30 €) seront payés à l’arrivée.
Les frais de transport et de séjour (repas et hébergement, à l’exception du déjeuner le jour du colloque) seront à la charge des participants. Le comité d’organisation enverra en temps utile, par e-mail, des informations concernant les meilleurs tarifs d’hébergement à Cluj-Napoca, ainsi qu’un lien utile pour le téléchargement direct du formulaire d’inscription depuis le site du Centre pour les Industries de la Langue.

Calendrier :
1 septembre 2017 : titre et résumé de l’intervention (maximum 300 mots) ; 15 septembre 2017 :
confirmation de l’acceptation ; 1 avril 2018 : envoi du texte intégral pour la publication.

COMITÉ SCIENTIFIQUE :
Martine STIRLING, Université de Nantes
Joëlle POPINEAU, Université François Rabelais de Tours
Alberto GASPARINI, Università degli Studi di Trieste
Carmela LISTA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Elena PÂRVU, Université de Craiova
Silvia IRIMIEA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Olivia PETRESCU, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Liana MUTHU, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Cristina VARGA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Adina CORNEA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Gabriel MARIAN, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Anamaria MILONEAN, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca

COMITÉ D’ORGANISATION :
Silvia IRIMIEA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Liana MUTHU, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Cristina VARGA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Adina CORNEA, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Gabriel MARIAN, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Anamaria MILONEAN, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Timea FERENCZ, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca
Cornelia MOLDOVEAN, Université Babeș-Bolyai, Cluj-Napoca

Πέμπτη, 29 Ιουνίου 2017

Appel à communications¨. Congrès international TRANSLATA III " La traductologie, qu'est-ce que c'est ? Quelle est sa mission ? ", Institut de Traductologie (INTRAWI) de l'Université d'Innsbruck 7-9 décembre 2017


Appel à communications
Congrès international

TRANSLATA III
" La traductologie, qu'est-ce que c'est ? Quelle est sa mission ? "

Institut de Traductologie (INTRAWI) de l'Université d'Innsbruck
7-9 décembre 2017

Site internet



TRANSLATA est organisé tous les trois ans et fait partie des plus grands congrès en traductologie. Sa troisième édition aura lieu en 2017 et pose à ses participant(e)s la question " La traductologie, qu'est-ce que c'est ? Quelle est sa mission ? " (titre original : „ Was ist und was soll Translationswissenschaft? “). Elle se veut un forum de discussion et d'échange pour tous ceux dont le travail s'inscrit dans le cadre de la traductologie, soit en théorie, en pratique, en didactique ou bien dans le cadre d'une activité professionnelle et commerciale. Elle permet d’aborder dans une discussion ouverte les questions et problèmes actuels de la traductologie à tous les niveaux, dans tous ses domaines et dans le cadre d'une réflexion scientifique. En partant de la question clé posée en 2017 et mentionnée en haut, Translata III s'organise autour de différentes thématiques :
  • la théorie de la traductologie et l’analyse du processus de la traduction/de l'interprétariat (ainsi que nouvelles approches de recherche, par exemple des approches quantitatives ou empiriques, basées sur des statistiques, etc.)
  • les approches interdisciplinaires de recherche en traductologie
  • les nouvelles approches linguistiques (linguistique informatique, linguistique des corpus, modèles probabilistes, etc.) et la traductologie
  • la compétence des traducteurs et des interprètes
  • la notion de qualité et la critique en traductologie
  • la didactique en traductologie
  • le marché et la vie professionnelle : nouvelles évolutions et leurs conséquences pour la formation
  • la traduction technique et la terminologie
  • la traduction automatique
  • la traductologie et les humanités numériques
  • la localisation et la traduction de sites web
  • les nouvelles technologies en traduction / interprétariat
  • la traduction littéraire
  • la traduction audiovisuelle, la traduction de films
  • l'interprétariat de conférence (sim/cons)
  • l'interprétariat communautaire
  • etc.
Propositions
Les propositions (300 mots sans références) sont à déposer en ligne sur www.translata.info/registration 

Interventions
Les interventions dureront 20 minutes chacune et seront suivies de discussions de 10 minutes.

Langues de travail
Langue principale : allemand
Autres langues admises : français, anglais, espagnol, italien, russe

Publication
Les articles issus du colloque, sous réserve d’acceptation par le comité scientifique, feront l’objet d’une publication.

Calendrier
Date limite de soumission : 15 juillet 2017
Notification aux intervenant(e)s : 31 juillet 2017

Frais de participation
Jusqu’au 31 août 2017 : 80 euros
Jusqu’au 31 octobre 2017 : 100 euros
Pour les étudiants/doctorant(e)s : 50 euros

Les frais de participation comprennent de la documentation (programme, liste des participants, catalogue des propositions), une petite restauration pendant les pauses (café, thé, jus de fruit, biscuits), une visite guidée de la ville, etc.


Conférencières/-ers invité(e)s
Prof. Michaela Albl-Mikasa:
„A changing profession and emerging subdiscipline. Interpreting and Translation and the impact of English as a lingua franca (ELF)"
Prof. Anette Djurovic:
„Qualitätsoptimierung mit Partikeln – grammatische und pragmatische Aspekte des Audiovisuellen Übersetzens“
Prof. Pius ten Hacken:
„Language and Translation“
PD Dr. phil. habil. Holger Siever:
„Ein Vorschlag für eine komplexe Translationstheorie“
Prof. emeritus Lew N. Zybatow:
„Was ist und was soll Translationswissenschaft und wofür steht die Konferenz TRANSLATA?“

Comité scientifique
Section internationale : les noms des membres seront communiqués d'ici peu.
Section Innsbruck : Erica Autelli, Maria Koliopoulou, Martina Mayer, Alena Petrova, Peter Sandrini, Astrid Schmidhofer,  Andy Stauder, Pius ten Hacken, Michael Ustaszewski, Katharina Walter, Lew Zybatow 

Comité d'organisation
Daria Fuchshuber-Weber, Lisa Lanthaler, Annabell Marinell, Alena Petrova, Sandra Reiter, Peter Sandrini, Andreas Schumacher, Beate Steinhauser

Τρίτη, 20 Ιουνίου 2017

Le traducteur en tant qu’entité cognitive (MIchel Politis)

Selon les théories «classiques», le traducteur n’est qu’un passeur de sens, un intermédiaire, intervenant dans le cadre d’un acte de communication par écrit entre personnes allophones. Ces dernières années, grâce aux progrès de la psychologie cognitive et de la collaboration entre traductologues et cognitivistes, s’est formé progressivement en Traductologie un courant qui aborde le traducteur non seulement comme un passeur de sens, mais aussi comme une entité cognitive, c’est-à-dire un être humain qui met ses facultés cognitives au service de la communication multilingue.


Cette approche a enrichi la pensée traductologique en tentant de dévoiler des aspects jusqu’ici «cachés» ou «obscurs» du sujet traducteur lorsqu’il traduit, allant de ce qu’il extériorise lorsqu’on lui demande de verbaliser sa pensée à ce qui se passe dans son cerveau, dans son âme. Ainsi, les premières tentatives ont visé à comprendre ce qui se passe dans la tête du sujet traducteur en appliquant des méthodes de la psychologie cognitive, telles que la méthode du Think Aloud Protocol (TAP) et plus tard des méthodes plus «sophistiquées», comme celle appliquée lors d’une expérimentation réalisée par Alexandra Kosma à l’Université de Caen (1), qui a permis l’étude du fonctionnement spécifique de la mémoire de travail lors de l’opération traduisante en utilisant comme référence de base le modèle de la mémoire de travail proposé par Baddeley et comme outil principal un système d’eye-tracking (2).
Dans cette courte note, nous nous limiterons à une présentation très schématique du fonctionnement, selon approche cognitiviste, du système mnésique lors de l’acte de traduction. En effet, le système mnésique du traducteur joue un rôle primordial lors du traitement des informations contenues dans le texte à traduire. Lors de la lecture du texte à traduire le système oculaire du traducteur capte les informations exposées sur le papier ou sur l’écran, qui passent alors par le «registre sensoriel» dans son système mnésique, où elles font l’objet d’un traitement spécifique. Une fois dans le système mnésique, ces informations sont traitées dans la mémoire de travail, un sous-système mnésique qui joue un rôle fondamental, en vue de produire la traduction de ce passage. La pièce maîtresse de ce sous-système est, selon Baddeley, l’«administrateur central» qui est responsable de la gestion de toutes ces informations. Pour la réalisation de la traduction d’un passage, la mémoire de travail fait appel aux informations issues du texte à traduire et à celles déjà stockées dans la mémoire à long terme (3). Ces dernières peuvent être de nature linguistique mais aussi de nature procédurale, fruit de l’entraînement, de l’expérience, voire de l’expertise du traducteur. Si celles-ci sont insuffisantes pour la production de la traduction demandée, le traducteur fait appel à des informations extrinsèques, issues d’une recherche terminologique ou documentaire, voire de la consultation d’experts.
La réalisation de ce traitement suppose la mobilisation de plusieurs ressources cognitives du sujet traducteur, car il s’agit d’un processus qui requiert une multitude de prises de décisions, en fonction des éléments contenus explicitement ou implicitement dans le texte à traduire, de la situation de communication dans laquelle s’insère l’acte traductionnel, du bagage cognitif du traducteur, etc. Parfois ces décisions sont également influencées par la réaction émotive du traducteur provoquée par la lecture du texte à traduire (5). Ce genre de réactions ne se limitent pas aux textes littéraires, mais peuvent également se manifester lors de la traduction d’autres types de textes à forte connotation émotive.
Plusieurs travaux ont été consacrés aux différents types de lecteurs et de lectures lors de l’acte de traduction. Chaque traducteur, en fonction de son bagage cognitif, de son expérience spécifique et de son état physique et émotionnel adopte des stratégies de lecture différentes, qui dépendent des fonctions que cette lecture doit accomplir. Freddie Plassard, dans son ouvrage Lire pour traduire (6), met en exergue les différents types de lectures adoptées par le traducteur, selon qu’il lit pour comprendre ou pour analyser le texte à traduire, pour consulter des sources de documentation, pour vérifier sa traduction, etc.
Les recherches se poursuivent soit en approfondissant des domaines en cours d’étude, soit en explorant des domaines nouveaux faisant appel à des disciplines jusqu’ici peu exploitées par la Traductologie, comme les neurosciences. Dans le cas de ces dernières, nous en sommes au tout début, mais (et?) personne ne peut prédire l’avenir…

Written by Michel Politis, Associate Professor. He has been teaching since 1988 at the Department of Foreign Languages, Translation and Interpreting of the Ionian University. His expertise lies in the areas of political and legal and economic translation, as well as cognition and translation. From 2000 to 2003 and from 2006 till nowadays he is the director of the Laboratory for Legal, Economic, Political and Technical Translation of the Ionian University. From 2003 to 2010 he was the director of the joint master in Sciences de la Traduction – Traductologie et Sciences cognitive (collaboration between the Ionian University and the University of Caen Basse-Normandie, France). For his contribution to the advancement of the academic cooperation between Greece and France he was awarded in 2003 the Academic Palms (Knight) by the President of France and in 2014 the Academic Palms (Officer). He has published widely on specialized translation and he has also guest-edited an issue of META on cognition and translation.
Post edited by  Katerina PalamiotiTranslator, Social Media and Content Manager, Communication Trainee and Foodie at the Terminology Coordination Unit of the European Parliament.
Sources:
  • (1) Dans le cadre du master conjoint « Sciences de la Traduction – Traductologie et Sciences cognitives» (collaboration de l’Université de Caen et de l’Université ionienne).
  • (2) Kosma Alexandra (2007) « Le fonctionnement spécifique de la mémoire de travail en traduction » META, vol. 52-1, Montréal, Presses de l’Université de Montréal
  • (3) Petit Laurent (2006) La mémoire, Collection « Que sais-je ? », n° 350, Paris, Presses Universitaires de France
  • (4) Politis Michel (2007) «L’apport de la psychologie cognitive à la didactique de la traduction», META, vol. 52-1, Montréal, Presses de l’Université de Montréal
  • (5) Durieux Christine (2007) « L’opération traduisante entre raison et émotion », META, vol. 52-1, Montréal, Presses de l’Université de Montréal
  • (6) Plassard Freddie (2007) Lire pour traduire, Paris, Les Presses de la Sorbonne Nouvelle
Source:  http://termcoord.eu/2017/05/le-traducteur-en-tant-quentite-cognitive/