Expériences de traduction ...
Blog de Michel Politis, Professeur au Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation de l'Université ionienne (Corfou - Grèce)
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Σάββατο 6 Μαΐου 2017

Συνέδριο: "Qu’est-ce qu’une mauvaise traduction littéraire ? Sur la trahison et sur la traîtrise en traduction littéraire" (Trente, Italie)

Qu’est-ce qu’une mauvaise traduction littéraire ?
Sur la trahison et sur la traîtrise en traduction littéraire
Colloque international de traduction et de traductologie
du 30 novembre au 2 décembre 2017
Università di Trento, Dipartimento di Lettere e Filosofia

La difficulté de traduire est due à la résistance incontestable de toute langue-culture d’accueil face à la culture de l’Autre. Le Département des Lettres et Philosophie de l’Université de Trente et le Centre d'études ISTTRAROM-Translationes, Département de langues et littératures modernes, de l’Université de l’Ouest de Timisoara organiseront un colloque qui s’intéresse à la réflexion sur la trahison et sur la traîtrise en traduction littéraire. Son objectif principal est de répondre à la question :

Qu’est-ce qu’une mauvaise traduction littéraire ?
Sur la bonne-mauvaise traduction littéraire. Si ce colloque est consacré à la mauvaise traduction, c’est aussi parce que de nombreux théoriciens s’accordent et se contredisent sur les critères linguistiques et esthétiques qui définissent une/la bonne traduction ou la traduction optimale (l’exactitude, ou la fidélité au texte de départ, la lisibilité, l’adaptation au destinataire, l’adéquation ou l’acceptabilité) : à commencer avec les termes qu’utilise Cicéron pour parler aussi bien de la traduction de philosophes grecs (v., dans Des termes extrêmes, 1.7, le paradigme sémantique : vertere, transferre) que des différences entre ses traductions (metaballein, metaphrasein) et ses propres écrits ; à continuer avec les stratégies de traduction – mises en œuvre par Jérôme dans la traduction des livres saints (verbum pro verbo) et des textes profanes (sensum exprimere de sensu) ; à continuer avec les acceptions médiévales du terme translatio, « déplacement » et « transfert » – de culture, gouvernement, terme (interlingual) ou de sens (intralingual) ; à recenser les traités de traduction (Sebastiano Faustino da Longiano, Martin Luther, Étienne Dolet, John Dryden, Samuel Jonson et ainsi de suite) ; pour finir avec les approches scientifiques de la deuxième moitié du XXe siècle, qui jettent des regards très différents sur leur objet d’étude (du polysystème au fonctionnalisme, des normes à la traductologie réaliste, etc.).
Une traduction est généralement considérée comme étant bonne si elle est fidèle à l’original, si elle respecte les équivalences sémantiques et stylistiques du texte de départ. Selon Derrida, une bonne traduction « honore sa dette et fait son travail ou son devoir en inscrivant dans la langue d’arrivée l’équivalent le plus relevant d’un original, le langage le plus juste, approprié, pertinent… » (2005, 16) ; alors que « la bonne traduction – déclare Meschonnic – doit faire et non seulement dire. Elle doit, comme le texte, être porteuse et portée » (1999, 22 – nous soulignons), et, en outre, tendre vers « ce que fait le texte, non seulement dans sa fonction sociale de représentation (la littérature), mais dans son fonctionnement sémiotique et sémantique » (Ibidem 85).
On a toujours tenté de « standardiser » la traduction. Néanmoins, la traduction et le traducteur ont refusé un lit de Procruste ce qui a engendré des critiques tantôt justifiées, tantôt moins ou complètement injustes. Toujours est-il que le binarisme « bonne traduction » - « mauvaise traduction » s’est pérennisé. D’après Eco, « est optimale la traduction qui permet de garder comme réversibles le plus grand nombre de niveaux du texte traduit » (2007, 81 – nous soulignons).
Peut-on considérer aujourd’hui que le non-respect des critères d’une traduction dite « bonne » mène inéluctablement à la production d’une mauvaise traduction ? Quelles seraient les caractéristiques « idéales » d’une mauvaise traduction qui ont engendré le dicton « Traduttore traditore » ?[1] Trahison ou traîtrise, traduisible ou traductible (cf. Nouss 2001), intraduisibilité, in-traductibilité ou non-traductibilité, ce sont des termes qu’on invoque, évoque ou utilise pour établir des diagnoses spécifiques, plus ou moins objectives, de la traduction – -processus et résultat. Même si l’on accepte qu’« une traduction ne saurait tenir lieu de l’original » (Bellos 2012, 45), on constate tantôt une inhabilité, tantôt une insuffisance dans les verdicts de trahison qui font coutume et mettent en cause la compossibilité de traduire que les analyses contrastives, des mises en regard d’unités de traduction de départ et d’arrivée, ne peuvent pas résoudre. En admettant, avec Meschonnic, que « pour la poétique est mauvaise la traduction qui remplace une poétique (celle du texte) par une absence de poétique » (1999, 130), devrions-nous admettre avec Berman et considérer comme mauvaise toute « traduction qui, généralement sous couvert de transmissibilité, opère une négation systématique de l’étrangeté de l’œuvre étrangère. » (1984, 17) ?
Nous souhaiterions que la réflexion des communications s’orientât donc vers la traduction littéraire, afin d’établir une hiérarchie des critères définitoires susceptibles d’identifier la mauvaise traduction et de la délimiter ainsi de la bonne traduction. Les intervenants pourront s’interroger sur le statut et le manque de qualités d’une mauvaise traduction :
  • « Qu’est-ce qu’une mauvaise traduction littéraire ? »
  • Une traduction « servile » (trop attachée à la lettre), une « traduction de deuxième ordre » ou une « traduction mécanique » est-elle toujours mauvaise ?
  • Quels sont les éléments objectifs qui autorisent les lecteurs et les critiques à définir un texte littéraire traduit comme étant une mauvaise traduction ?
  • Actuellement, peut-on parler des traductions « laides et infidèles » ou considérer que « presque toutes les traductions effectuées avant [à] notre époque sont mauvaises » (Ortega y Gasset 1937) ?
Les communications pourraient porter également sur :
  • Les corrections effectuées, après la première publication, par le traducteur lui-même ou par l’auteur, par d’autres traducteurs ou d’autres écrivains.
  • Les traductions qui estropient le style, le sens, etc., sur les « belles infidèles » ou les « laides infidèles » contemporaines.
  • La figure imparfaite du traducteur (il n’est pas au service de l’étranger vs il est au service du lecteur d’arrivée ; il trahit l’identité de l’Autre, en respectant son appartenance, le Même ; il rajeunit ou régénère un texte d’arrivée, en vertu d’un constat que la langue de traduction est plus périssable que la langue de l’original (Benjamin).

Bibliographie indicative :
Emily Apter, « La Bovary de Marx », Fabula RHT, no 9, 2012.
Walter Benjamin, « Die Aufgabe des Übersetzers », in Gesammelte Schriften, Bd. IV/1 : Kleine Prosa. Baudelaire – Übertragungen. Frankfurt/Main, Suhrkamp, 1972 [1921]: 9-21.
Antoine Berman, L’Épreuve de l’étranger, Paris, Gallimard, 1984.
David Bellos, Le poisson et le bananier. Une histoire fabuleuse de la traduction, Paris, Flammarion, 2012.
Joachim du Bellay, La Défense et illustration de la langue française, Paris, Ed. E. Sansot, 1905 [1549].
J. L. Chamosa, J. C. Santoyo, « Dall’italiano all’inglese : scelte motivate e immotivate di 100 soppressioni in The Name of the Rose », dans Ljljana Avirovic & John Dodds (dir.), Umberto Eco, Claudio Magris. Autori e traduttori a confronto, Udine, Campanotto, 1993 : 141-148.
Jacques Derrida, Qu’est-ce qu’une traduction « relevante », Paris, Cahier de l’Herne, 2005.
Umberto Eco, Dire presque la même chose. Expériences de traduction, traduit de l’italien par Myriem Bouzaher, Paris, Grasset, 2003.
Gianfranco Folena, Volgarizzare e tradurre, Turin, Einaudi 1991.
Henri Meschonnic, Poétique du traduire, Paris, Verdier, 1999.
Georges Mounin, Les Belles infidèles, Paris, Septentrion, 1994.
Alexis Nouss, « Éloge de la trahison ». In : TTR : traduction, terminologie, rédaction, Volume 14, numéro 2, 2e semestre 2001 : 167-179.
Tony Oldcorn, « Confessioni di un falsario », dans Franco Nasi, Sulla traduzione letteraria, Ravenna, Longo, 2001 : 55-77.
José Ortega y Gasset, « La miseria y el esplendor de la traducción », La Nación, juin 1937.

Comité scientifique :
Gerardo Acerenza (Université de Trente)
Viviana Agostini Ouafi (Université de Caen)
Antonio Bueno Garcia (Université de Valladolid /Soria)
Walter Carlos Costa (Université Fédérale de Santa Catarina/Université Fédérale de Ceará)
Jean-Paul Dufiet (Université de Trente)
Mzaro Dokhtourichvili (Université d’État Ilia de Tbilissi)
Kariné Grigoryan (Université d’État d’Erevan)
AnkeGrutschus (Université de Cologne)
Germana Henriques Pereira (Université de Brasilía)
Antonio Lavieri (Université de Palerme)
Georgiana Lungu-Badea (Université de l’Ouest de Timisoara)
Elisa Ravazzolo (Université de Trente)
Paolo Tamassia (Université de Trente)
Ludmila Zbanţ (Université d’État de Chisinau)


Comité d’organisation :
Georgiana Lungu-Badea (Université de l’Ouest de Timisoara)
Gerardo Acerenza (Università degli Studi di Trento)

Secrétaires du colloque:
Neli Ileana Eiben (Université de l’Ouest de Timisoara)
Antonella Neri (Université de Trente)

Calendrier:
Date limite de réception du formulaire d’inscription (fiche personnelle + résumé): le 31 mai 2017.
Après l’examen de votre dossier, le comité d’organisation vous informera des démarches à suivre.
Notification d’acceptation: avant le 31 juillet 2017.

Envoi des propositions : traductionmauvaise@gmail.com

Langue du colloque : le français
Durée des communications : 30 minutes (20 min. communication + 10 min. questions/discussion).

Taxe de participation : 40 euros (Paiement par virement bancaire. Détails à la demande auprès d’Antonella Neri).


[1] Dicton, proverbe, sentence ou formule polémique, dont l’origine est controversée, se voit attribuer la création soit à Niccolò Franco, dans « La risposta della Lucerna» (1539, cf. Paulo Cherchi, dans la revue Lingua Nostra), soit, notamment, à Du Bellay, en 1549 : « Mais que diray-je d’aucuns, vrayement mieux dignes d’estre appelez traditeurs, que traducteurs ? veu qu’ils trahissent ceux qu’ils entreprennent exposer, les frustrans de leur gloire, et par mesme moyen seduisent les lecteurs ignorans, leur monstrant le blanc pour le noir. » (La Défense et illustration de la langue française, [1549] 1905, 76, cf. Folena 1991, 31, v. aussi Bouzaher, dans la présentation de sa traduction en français du livre d’Eco, 2007). Son origine, italienne, française ou autre, ne serait que secondaire, car la formule, dit-on, devrait être attribuée à Jérôme.

Σάββατο 7 Ιανουαρίου 2017

Colloque: “La Langue étrangère de spécialité dans l’histoire : de l’Antiquité à notre futur”, 9 et 10 février 2017 IUT A Paul Sabatier – Université Paul Sabatier, Toulouse

“La Langue étrangère de spécialité dans l’histoire : de l’Antiquité à notre futur”
IUT A Paul Sabatier – Université Paul Sabatier, Toulouse, Les 9 et 10 février 2017
    


Le terme de “langue(s) de spécialité” est relativement récent. Galisson et Coste (1976 : 511) en donnent cette définition sans que le terme n’apparaisse en tant que tel : “Expression générique pour désigner les langues utilisées dans des situations de communication (orales ou écrites) qui impliquent la transmission d’une information relevant d’un champ d’expérience particulier.” Lerat (1995 : 20) la définit comme suit : “La notion de langue spécialisée est [plus] pragmatique : c’est une langue naturelle considérée en tant que vecteur de connaissances spécialisées.” Enfin, Dubois et al. (2001 : 40) précisent : “On appelle langue de spécialité un sous-système linguistique tel qu’il rassemble les spécificités linguistiques d’un domaine particulier.” Les créations en 1982 du GERAS (Groupe d’Etudes et de Recherche en Anglais de Spécialité) puis en 2006 du GERES (Groupe d’Etudes et de Recherche en Espagnol de Spécialité) et enfin du GERALS pour l’allemand (en 2011) montrent le dynamisme de la recherche sur cette spécialité.

Appartenant au champ de la linguistique appliquée, la langue de spécialité est clairement à mettre en relation avec le(s) besoin(s) des apprenants, tout spécialement professionnel(s). C’est ainsi que, face à – ou plus sûrement au côté de – la littérature, la civilisation et la linguistique pure, la langue de spécialité devient multiple, devient les langues de spécialité. Ainsi, médecine, droit, économie, biologie, génie mécanique, théologie, sans que ces exemples ne constituent une liste exhaustive des domaines concernés, ont vu émerger puis s’affirmer un enseignement spécialisé des langues étrangères dans leurs cursus respectifs (Van der Yeught, 2012), que cela soit en anglais, en français langue étrangère, en espagnol ou encore dans une multitude d’autres langues.
Ces questions ont été largement étudiées, tout spécialement du point de vue des échanges intellectuels qui ont circulé, mais la question tournant autour de la maîtrise de ces textes étrangers a rarement été abordée dès lors que l’échange n’était plus véhiculé par une langue commune comme le latin, par exemple. On pourrait d’ailleurs également s’interroger sur cette langue commune, les conditions de son émergence en tant qu’outil de médiation et les problèmes de traduction qui y sont liés.

Cette notion de langue de spécialité n’est donc pas nouvelle. Elle remonte aux temps les plus anciens. Rien d’étonnant à cela au vu des disciplines concernées et des mouvements de population, pacifiques ou non, qui ont pu avoir lieu au fil des siècles. On peut par exemple penser à l’apprentissage de la langue scientifique par les Acadiens lors de leur conquête de Sumer, le conquérant n’opprimant pas nécessairement linguistiquement le conquis. Du parlier du Moyen Age, dont le rôle était de coordonner désir de l’architecte et réalisations des artisans aux provenances si diverses sur un même chantier de cathédrale en passant par les besoins langagiers spécifiques des marchands, ambassadeurs et autres prêcheurs au fil des siècles, la langue de spécialité est partout. Ces confrontations linguistiques, pacifiques ou non, altruistes ou marchandes, ont-elles donné lieu à la rédaction de manuels didactiques tels ceux de Caxton (v. 1415/1422-v. 1492) ou de Roger Ascham (1515-1568) ou d’interculturalité ? Des dictionnaires spécialisés pour une profession donnée, des carnets de voyage avec le vocabulaire essentiel pour faire face à quelque peuple autochtone lors de voyages de découvertes sur les continents américain, africain ou asiatique ont-ils été rédigés? Des cours spécialisés dans le secret du préceptorat ou à la lumière des universités d’Europe ou d’ailleurs sont-ils apparus ? Les utopies et les anti-utopies fournissent également des exemples intéressants de l’importance des langues de spécialité (et de leurs échanges / traductions) dans l’évolution des sociétés. La langue s’est-elle spécialisée avant que la langue de spécialité ne s’impose ? 

Ces journées d’études internationales sur la langue de spécialité dans l’histoire s’intéresseront donc à tous les aspects des langues de spécialité sans discrimination de langues, de périodes ou de thématiques, permettant une approche diachronique et / ou synchronique. 

Les propositions de communication de 350 mots, en anglais ou en français, ainsi qu’une courte biographie (université de rattachement, laboratoire de rattachement, axe(s) de recherche et dernières publications) devront parvenir au comité d’organisation avant le 30 juin 2016.
Les actes de ces journées donneront lieu à une publication courant 2017.
Pour l’envoi des propositions et toute demande de renseignements : nolwena.monnier@iut-tlse3.fr

Galisson, Robert, et al., Dictionnaire de didactique des langues, Paris : Hachette, 1976.
Pierre, Lerat, Les langues spécialisées, Paris : PUF, 1995.
Dubois, Jean, Dictionnaire de linguistique, Paris : Larousse, 2001.
Van der Yeught, Michel, L’anglais de la bourse et de la finance : description et recherche, Paris : Éditions Ophrys, 2012.

Κυριακή 22 Μαΐου 2016

"Η συμβολή της μετάφρασης στη διαμόρφωση της ελληνικής χημικής ονοματολογίας στις αρχές του 19ου αιώνα" / "The role of translation in the configuration of Greek chemical nomenclature in the early 19th century" (EL) Μιχάλη Πολίτη


10ο Συνέδριο ΕΛΕΤΟ: "Ελληνική Γλώσσα και Ορολογία", Αθήνα 12-14 Νοεμβρίου 2015





ΠΕΡΙΛΗΨΗ
Στην ανακοίνωσή μας επιχειρούμε να αναδείξουμε τη συμβολή των λογίων των αρχών του 19ου αιώνα, που ανέλαβαν να μεταφράσουν έργα της νεοπαγούς τότε Επιστήμης της Χημείας, στη διαμόρφωση της ελληνικής χημικής ονοματολογίας. Η μεταφραστική αυτή δραστηριότητα εντάσσεται στο πλαίσιο της διάδοσης των αρχών του Διαφωτισμού και της διακαούς επιθυμίας για διαμόρφωση ενός ανεξάρτητου και ανεπτυγμένου ελληνικού κράτους.

ABSTRACT
In our statement, we attempt to highlight the contribution of the scholars of the early 19th century, who undertook to translate works of the newly established Science of Chemistry, in the configuration of the Greek chemical nomenclature. This translational activity is part of the dissemination of Enlightenment values and of the ardent desire for the formation of an independent and developed state. 


Μπορείτε να το βρείτε στο Academia.edu (σε μορφότυπο pdf).




Σάββατο 16 Μαΐου 2015

"Περί μεταφράσεως", του Jean-François Marmontel στο Supplément à l'Encyclopédie..., τ. IV, 1777

 
 «Les opinions ne s'accordent pas sur l'espèce de tâche que s'impose le traducteur, ni sur l'espèce de mérite que doit avoir la traduction. Les uns pensent que c'est une folie que de vouloir assimiler deux langues dont le génie est différent; que le devoir du traducteur est de se mettre à la place ...de son auteur autant qu'il est possible, de se remplir de son esprit, et de le faire s'exprimer dans la langue adoptive, comme il se fût exprimé lui-même s'il eût écrit dans cette langue. Les autres pensent que ce n'est pas assez; ils veulent retrouver dans la traduction, non seulement le caractère de l'écrivain original, mais le génie de la langue, et s'il est permis de le dire, l'air du climat et le goût du terroir».

Σάββατο 16 Μαρτίου 2013

Vinay & Darbelnet (1958): Συγκριτική Γλωσσολογία και Μετάφραση (Μιχάλη Πολίτη, Αναπλ. Καθηγητή, ΤΞΓΜΔ, Ιόνιο Πανεπιστήμιο)

"Οι μέχρι τότε προσεγγίσεις ήταν σαφώς πιο «κειμενοκεντρικές», καθώς εστίαζαν ως επί το πλείστον στη σχέση του κειμένου αφετηρίας με το κείμενο αφίξεως ή σε φαινόμενα που «αποτυπώνοταν» στο μετάφρασμα. Μεταξύ των εκφραστών αυτής της προσέγγισης ήταν οι Vinay και Darbelnet οι οποίοι από τη δεκαετία του ’50 στο μνημειώδες έργο τους Stylistique comparée du français et de l’anglais, βασιζόμενοι στο έργο των γλωσσολόγων των αρχών του 20ου αιώνα de Saussure και Bally, υποστήριζαν ότι η μετάφραση δεν είναι τέχνη, αλλά ακριβής επιστήμη, που διαθέτει τις ιδιαίτερες «τεχνικές» της (ουσιαστικά πρόκειται για μεθόδους) και τα δικά της «προβλήματα» (Vinay & Darbelnet, 1958: 23). Τονίζοντας εξαρχής ότι η προσέγγισή τους εντάσσεται στο πλαίσιο της Συγκριτικής Γλωσσολογίας, βασιζόμενοι στην έννοια της μεταφραστικής μονάδας (Vinay & Darbelnet , 1958: 36-43) και κινούμενοι σε τρεις άξονες: το λεξιλόγιο (lexique), τη συναρμογή (agencement) και το μήνυμα (message), υποστηρίζουν ότι οι μεταφραστές επιλέγουν μεταξύ των ακόλουθων επτά τεχνικών την πιο κατάλληλη: το δάνειο (emprunt), το έκτυπο (calque), την κατά λέξη μετάφραση (traduction littérale), τη μετάταξη (transposition), τη μετατροπία (modulation), την ισοδυναμία (équivalence) και την προσαρμογή (adaptation). Σύμφωνα με αυτούς τους δύο συγκριτικούς γλωσσολόγους, τη στιγμή της μετάφρασης ο μεταφραστής προσεγγίζει δύο γλωσσικά συστήματα, αυτό της γλώσσας αφετηρίας και αυτό της γλώσσας αφίξεως. Μπροστά στα μάτια του έχει ένα σημείο αφετηρίας και επεξεργάζεται ένα σημείο αφίξεως, δηλαδή ένα κείμενο προς μετάφραση, το οποίο είναι διατυπωμένο βάσει των κανόνων της γλώσσας αφετηρίας, και αναζητά τα κατάλληλα γλωσσικά μέσα για να βρει την κατάλληλη λύση. Χωρίς να κάνουν αναφορά στις νοητικές διεργασίες που συντελούνται στον εγκέφαλο του μεταφραστή, αναφέρουν ότι ο μεταφραστής αφού:
  • διερευνήσει το περιεχόμενο του κειμένου,
  • αξιολογήσει το περιγραφικό (descriptif), το συγκινησιακό (affectif) και το διανοητικό (intellectuel) περιεχόμενο των μεταφραστικών μονάδων που έχει απομονώσει,
  • προβεί σε ανάπλαση της περίστασης στην οποία αναφέρεται το μήνυμα και
  • αξιολογήσει την υφολογική παράμετρο του προς μετάφραση κειμένου,
οδηγείται στη λύση, δηλαδή στη μετάφραση. Σημειώνουν μάλιστα ότι σε ορισμένες περιπτώσεις φθάνει σ’ αυτή τόσο γρήγορα, που έχει την αίσθηση ότι προκύπτει αυτομάτως. Η μεταφραστική διαδικασία ολοκληρώνεται με τον έλεγχο του μεταφράσματος, δηλαδή τον έλεγχο μήπως έχει ξεχάσει κάποια από τα στοιχεία της γλώσσας αφετηρίας (Vinay & Darbelnet, 1958: 46). Όπως διαπιστώνουμε από αυτές τις αναφορές, οι οποίες προκύπτουν και από το υπόλοιπο έργο τους, προφανώς επηρεασμένοι από την επιστημονική σκέψη της εποχής εκείνης (συμπεριφορισμός), αποφεύγουν κάθε αναφορά στις νοητικές διεργασίες που συντελούνται κατά την παραγωγή μεταφραστικού έργου. Εάν εμβαθύνουμε και αναλύσουμε τις τεχνικές που προτείνουν υπό το πρίσμα της σύγχρονης μεταφρασιολογικής σκέψης, θα διαπιστώσουμε ότι ουσιαστικά δεν προτείνουν στρατηγικές, τεχνικές ή μεθόδους τις οποίες χρησιμοποιεί συνειδητά ένας μεταφραστής, αλλά πορίσματα που προέκυψαν από τη συγκριτική μελέτη πρωτοτύπων κειμένων και των μεταφρασμάτων τους, χρησιμοποιώντας ως γλώσσες εργασίας την Αγγλική και τη Γαλλική. Από πουθενά δεν προκύπτει ότι η έρευνά τους βασίστηκε σε αποτελέσματα ερευνών με αντικείμενο τη μελέτη των στρατηγικών και των τεχνικών που υιοθετούν οι μεταφραστές διαρκούσης της μεταφραστικής διαδικασίας. Η προσέγγισή τους είναι γλωσσολογική. Μελετούν το αποτέλεσμα της διασταύρωσης δύο γλωσσών (της Αγγλικής και της Γαλλικής, δύο γλωσσών με πολλά κοινά στοιχεία) και όχι την ίδια τη μεταφραστική πράξη, δηλαδή τις νοητικές διεργασίες που συντελούνται κατά τη διάρκειά της.

Παρόλα αυτά, το εγχείρημα τους αποτέλεσε σταθμό στη μεταφραστική σκέψη της δεκαετίας του ’50, και γενικότερα του 20ου αιώνα, καθώς ήταν από τους πρώτους που διατύπωσαν την άποψη ότι η Μετάφραση αποτελεί ακριβή επιστήμη και όχι τέχνη, ότι αποτελεί ουσιαστικά κλάδο της Γλωσσολογίας κι ότι η μελέτη της μπορεί να πραγματοποιηθεί κάνοντας χρήση των εννοιών και των εργαλείων της Γλωσσολογίας. Από τότε όμως έχει περάσει περίπου μισός αιώνας και η επιστημονική σκέψη έχει πραγματοποιήσει άλματα."


Πηγή: Πολίτης Μιχάλης, Ζητήματα γνωσιακής προσέγγισης της διδακτικής της μετάφρασης, Εκδόσεις ΑΝΑΤΟΛΙΚΟΣ, Αθήνα, 2012, σελ. 22-25

http://www.academia.edu/2280493/_

Πέμπτη 2 Φεβρουαρίου 2012

CALL FOR PAPERS: Translation Techniques in the Asiatic Cultures

SECOND CALL FOR PAPERS
Translation Techniques in the Asiatic Cultures 
Chair: Artemij Keidan (University of Rome "La Sapienza")

Panel description

General premise

Modern studies on language (both in linguistics and in philosophy) made clear that in the human communication the linguistic expressions proper are only a constituent part of a more complex and manyfold process. Not everything that the hearers of a message understand is actually uttered by the speakers. A very big amount of information is left unsaid. In order to understand the message, the hearer has to obtain the missing pieces of knowledge from his internal encyclopedia, or to infer the information from the circumstances of the discourse and some general assumptions shared by all the speakers.
A few authors may be mentioned, whose works are very revealing in this respect. Thus, Louis HJELMSLEV (1953) has shown the great importance of the meta-semiotic layers of the communication. Not only the semantic content (or denotation) of a message, i.e. what is said, is important and informative, but also the so-called connotation, i.e. how is said what is said, has often a big relevance in the discourse. This is what happens, for example, with poetical texts: they are bearers of additional semiotic burden represented by metrics, rhymes and the strophic structure. Indeed, the poetical features of the text are as much meaningful as the literal meaning of the words, but are located at a completely different semiotic level.
Also, the philosophy of language of Paul GRICE (1981) is worth of a mention, since this author revealed the importance for the communication of implicit knowledge that the speakers infer from the observation of the communicative process (discourse implicatures) and from some general assumptions about the human semiotic behavior (conversational maxims). With Grice's conceptual framework in mind we are able to explain how do the humans communicate so much with so few words.

Theory and practice of translation: a linguistic approach

All this is of a great relevance for the translation studies. Indeed, as is clear since long time, the most problematic issue for a translator is not to translate what is effectively said, but to transpose what is implicitly communicated though being unsaid.
Thus, when a translator deals with a text — especially if it is a poetic, religious or technical one — the content to transpose in another language is not limited to the literal meanings of the words that constitute the message. The translator is supposed to construct an expression in the target language that not only has the same literal meaning, but also the same unsaid implications and the same meta-semiotic connotations as the source text. The mastery of the translator consists in putting all these components together without weighing down the resulting message with excessive explanations and comments; indeed, the translation itself "remains perhaps the most direct form of commentary", according to D. G. Rossetti's well-known statement (see ROSSETTI 1861).
The translators of all the times have faced this problem, have often found some more or less felicitous solutions of it, and sometimes have even theorized about it. In most cases, the translators became aware of the "problem of the unsaid" in language far before the linguistic studies have reached a solution to this problem. A very known case, in such regard, is that of St. Jerome who claimed, in his treatise on the theory of translation (De optimo genere interpretandi), for the supremacy of the "sense-by-sense" translation over the "word-by-word" approach (see MARTI 1974). Not suprisingly, such an opposition is still valid also in contemporary translation studies. Thus, George Nida, one of the most known scholars of translation, speaks about formal-equivalence translations vs. functional-equivalence translations, but the opposition is basically the same as the one dealt with by Jerome (see NIDA & TABER 1982; VENUTI 2000).
Indeed, the senses to be translated are often not stated directly in the original wording and are only communicated implicitly or presupposed. Therefore, translating word-by-word would not be sufficient. Jerome simply stated the necessity of taking care of what we would call "meta-semiotic reference", "frame semantics" and "discourse implicatures" nowadays. For Jerome this is more a technique than a theory. But even in the case of G. Nida, his theoretical thinking strongly depends on his own translation practice.
The present panel is devoted to the analysis of this kind of "naïve" solutions of the "problem of unsaid", i.e. the translation techniques of ancient translators. A theoretic framework as the one explained above is supposed to be the best clue for understanding and interpreting such translation techinques.

References

  • GRICE, Paul. 1981. "Presupposition and Conversational Implicature". In: P. Cole (ed.), Radical Pragmatics. New York: Academic Press, 183–198.
  • HJELMSLEV, Louis. 1953. Prolegomena to a Theory of Language. Baltimore: Indiana University Publications in Anthropology and Linguistics.
  • MARTI, Heinrich. 1974. Übersetzer der Augustin-Zeit. Interpretation von Selbstzeugnissen. München: Fink.
  • NIDA, Eugene A. & Charles R. TABER. 1982. The Theory and Practice of Translation. Leiden: Brill.
  • ROSSETTI, Dante Gabriel. 1861. The early italian poets from Ciullo d'Alcamo to Dante Alighieri (1100–1200–1300) in the original metres together with Dante's Vita Nuova. London: Smith, Elder & co.
  • VENUTI, Lawrence (ed.). 2000. The Translation Studies Reader. London & New York: Routledge.

Call for papers

Papers are welcome dealing with translation techinques in Asiatic cultural context, possibly in ancient period, but even in modern times provided that the translator is unaware of the modern linguistic theories. A theoretical approach similar, or equivalent, to the one presented above should be used as a general framework.

Papers on, for instance, the following topics are welcome:

  • Religious texts: how to preserve in translation the original wording which is thought to be sacred; e.g. Bible translation from Aramaic and Hebrew to Greek, and from Greek to other languages.
  • Technical and scientific texts: how to translate a complicated terminology possibly lacking in the target language; e.g. Greek scientific and philosophical treatises translated into Syriac and Arabic.
  • Grammatical treatises: how to adapt the source grammatical device for the description of a typologically different language; e.g. Indian grammatical treatises translated into Tibetan.
  • Poetry: how to convey metrics and rhymes to a different language.

The proposed papers may treat the following historical-cultural areas, among others:

  • Ancient Mesopotamia (Sumerian, Accadian, Hittite, Hurrite).
  • Ancient India and neighbouring areas (Sanskrit, Middle Indo-Aryan languages, Tocharian, Tibetan, Dravidian languages, Indonesian languages, etc.).
  • Ancient Eastern Asia (Chinese, Japanese, Korean, Vietnamese).
  • Near Eastern area and Islamic cultures (Old and Middle Persian, Aramaic, Hebrew, Syriac, Arabic, Turkish).
  • Classical world and Christianity (Greek, Latin, Coptic, Gothic, Armenian, Georgian, Old English, Slavic).
  • Any possible mixture of the above-mentioned cultural traditions.
  • Obviously, any other areal, cultural and cross-cultural case is also welcomed.

Important dates and further information

Deadlines

  • Potential participants should send the chairman a provisional title and a long abstract (2000 words ca.)
  • The deadline has been extended to February 14, 2012.
  • Please, include your name and affiliation and indicate "CBC2012" in the object field.
  • The admission will be communicated to the author no later than February 15, 2012.
  • The general assumptions about the Coffee Break project are to be found here.

Participation to the proceedings book

  • There is still the possibility, for those who cannot take part in the conference itself, to contribute to the conference proceedings book, which will be submitted for publication to a peer-reviewed journal or publisher.
  • A special Call for Papers will be released in such respect after the end of the conference.
  • However, we would be glad to receive paper proposals for the proceedings book since now.

Artemij KEIDAN
University of Rome "La Sapienza"
Institute of Oriental Studies
P.le Aldo Moro 5
00185 Roma
artemij.keidan@uniroma1.it

Δευτέρα 21 Νοεμβρίου 2011

Arabo-Byzantine traffic of manuscripts and the connections between the Graeco-Arabic Translation Movement and the first Byzantine 'Renaissance' (9th–10th Centuries) by Jakub Sypiański

Paper from the conference "Byzantium and Renaissances. Dialogue of Cultures, Heritage of Antiquity - Tradition and Modernity" (Warsaw, 19-21 October 2011)

The 9th and 10th centuries saw the parallel appearance in different corners of the Mediterranean of movements that shared common characteristic: unprecedented interest in ancient culture. Escalations of literary interest in ancient Greek culture, in Byzantium and in the Abbasid caliphate, took place almost simultaneously. Interestingly, there is almost a perfect correlation between the list of works translated into Arabic at that time and the list of the very first manuscripts that have undergone the process of transcription into minuscule in Byzantine scriptoria. In this paper I am developing a theory of Dimitri Gutas who maintained that these two processes were connected and that the manuscripts in Byzantium could have been copied because of the specific Arabic demand for these works. As the Arabs were highly interested in the Greek philosophical and scientific literature and as they needed the manuscript, the Byzantines possibly became aware of this matter and according and they may have provided the Arabs with fresh copies of the Greek manuscripts that were in their possession.


http://univ-paris1.academia.edu/JakubSypia%C5%84ski/Papers/1160156/Arabo-Byzantine_traffic_of_manuscripts_and_the_connections_between_the_Graeco-Arabic_Translation_Movement_and_the_first_Byzantine_Renaissance_9th-10th_Centuries_