Expériences de traduction ...
Blog de Michel Politis, Professeur au Département de Langues Étrangères, de Traduction et d'Interprétation de l'Université ionienne (Corfou - Grèce)

Σάββατο, 21 Φεβρουαρίου 2015

10e journées internationales LTT 2015 à Strasbourg :« La création lexicale en situation : texte, genres, cultures », (1-4 septembre 2015)

10e journées internationales LTT 2015 à Strasbourg :
« La création lexicale en situation : texte, genres, cultures »
 
Université de Strasbourg
Site de l’Esplanade

1-4 septembre 2015

L’objectif de ce colloque organisé par le réseau Lexicologie, Terminologie, Traduction (LTT) et l’Université de Strasbourg est d’examiner les nombreux rapports que les mots nouveaux (ex. vapoter, mot-dièse, évident (i.e. facile), fachosphère, vintage, etc.) entretiennent nécessairement avec leur contexte linguistique et extralinguistique.

En effet, qu’on l’appelle communément néologie, ou néonymie en terminologie, le processus général de création des mots nouveaux – dont l’emprunt et la néologie de sens par calque – n’est encore que trop rarement et isolément décrit dans la relation à la situation de communication où ces mots inédits apparaissent. Plus précisément, malgré les travaux pionniers des germanistes allemands et l'intérêt plus récent de la linguistique de corpus pour la néologie, l’approche contextuelle de la création lexicale peine à trouver sa place aux côtés des approches dominantes qui, pour l'essentiel, relèvent d’une problématique dusigne isolé de son contexte, comme en lexicographie ou en morphologie.
Or les unités lexicales nouvellement produites ne fonctionnent que dans une situation donnée et un texte particulier, y remplissant notamment un rôle communicationnel précis (désigner une chose, plaire, convaincre, etc.). Mieux, les procédés de formation des mots eux-mêmes (par dérivation, par composition, par métaphore, etc.), utilisés par les locuteurs pour produire leurs innovations lexicales, sont également contraints par plusieurs contextes, dont le genre textuel en jeu, la situation d’intercommunication et même l’environnement géoculturel.

Ainsi, concernant tout d’abord le texte comme contexte, la création lexicale est par exemple souvent suscitée par le titre de l’article de presse, de même que la « chute » offre au journaliste une position finale de texte propice à induire des effets rhétoriques au moyen d’un mot original et inconnu. Et d’une manière générale, la création d’un mot nouveau doit être conçue comme un événement marquant de la progression et de la cohésion textuelles. À un niveau de généralité supérieur, il apparaît en outre que certains genres de discours favorisent la création lexicale (la science-fiction, le slogan publicitaire, le discours politique), tandis que d’autres l’interdisent ou la limitent fortement (l’éloge funèbre, les documents officiels). De même, secteur à peine émergent de la recherche en linguistique, il existe des corrélations entre certains procédés de formation lexicale et des domaines/genres de discours particuliers (ex. en allemand, la composition marque beaucoup plus le discours journalistique que le domaine de la chimie ; la suffixation en –oïde est fortement associée au genre de la science-fiction, etc.). En terminologie, une illustration bien connue de ces corrélations est l’utilisation spécifique du latin scientifique, en botanique, pour désigner les plantes nouvellement découvertes. Mais plus globalement encore, on sait que la liberté créatrice des locuteurs, en matière de lexique, s’adapte à l’environnement extralinguistique lui-même (climat, flore, faune, artefacts, coutumes, etc.). Cette perspective écolinguistique s’illustre dans la francophonie, point fort traditionnel des colloques LTT : dépassant l’établissement utile des listes de vocabulaires locaux (caillasse, « monnaie » au Niger, etc.), des enquêtes ont montré des procédés de formation lexicale communs à plusieurs pays (la formation verbale en –er, cigaretter, siester, etc.) ou spécifiques d’une région (les suffixes en –eur/-euse sont plus fréquents en Centrafrique qu’au Québec). Des français d’Afrique autonomes seraient ainsi en train d’émerger en normalisant, notamment, des procédés d’innovation lexicale locaux. Enfin et surtout, tous les types de contexte que nous venons d’évoquer sont cruciaux pour la compréhension du sens de chaque mot nouveau, car l’interprétation des mots réalisée par le locuteur mobilise non seulement le contexte linguistique (la langue et le texte), mais aussi potentiellement tous les autres types de contexte.

En résumé, outre le phénomène de l’interprétation des mots nouveaux, aucun locuteur d’une langue ne crée jamais sans contraintes ni motifs d’agir et la finalité de son activité créatrice s’adapte ainsi aux circonstances linguistiques et extralinguistiques (Coseriu 1958). À cet égard, le traducteur incarne bien entendu un locuteur particulier dont la pratique implique notamment une créativité lexicale respectueuse de conditions textuelles et culturelles, qu’il s’agisse de littérature, de science ou de technique.

Mais les rapports entre mots ou sens nouveaux et contexte(s) se déclinent encore sur une autre dimension que la production des innovations lexicales, celle de leur diffusion. Leur diffusion collective dépend en effet elle aussi des circonstances de la communication, où les genres discursifs apparaissent jouer un rôle important. Ainsi, le vocabulaire né pendant la Première Guerre mondiale s’est à cette époque propagé différemment selon les genres (ex. boche s’emploie surtout dans le roman, alors qu’avion se diffuse par le journal intime). En lexicologie diachronique, ce problème de l’incidence des contextes, et en particulier des genres, quant au devenir historique des innovations lexicales, se pose ainsi : le parcours de diffusion d’un mot nouveau ne consiste pas à relier sans médiation un moment initial de création dans un texte donné et un moment final d’intégration « en langue ». Car entre ces deux moments il existe de nombreux stades de propagation : adoption individuelle (idiolectale), diffusion au sein d’un seul genre (une théorie, au sens de « suite de » n’existe que dans le roman), scénarios de diffusion au sein d’un domaine de discours (ex. usage immédiat de principe de subsidiarité dans les différentes versions linguistiques des normes européennes vs. usage localisé et concurrentiel de termes techniques comme thermopompe et pompe thermique), diffusion d’un domaine à un autre uniquement (isotopie, de la chimie à la linguistique), etc. Cette sorte de description permet d’affiner l’approche diachronique du lexique des langues et concerne aussi la terminologie où il est certes question de « domaines » (ex. médical), mais aussi de genres discursifs au sein de ces domaines (ex. consultation, ordonnance, posologie, etc.).

D’autre part, la création des nouvelles unités lexicales ou terminologiques pose des problèmes en Traitement Automatique des Langues, qu’il s’agisse de leur identification automatique, ou de la mise à jour des ressources et des outils nécessaires pour l’analyse automatique de textes.
Afin de renforcer cette thématique émergente de la recherche contemporaine, en lexicologie, terminologie et traduction, les organisateurs de ce colloque invitent les futurs participants à éclairer les rapports entre mots ou sens nouveaux et contexte(s), soit sous l’angle de l’innovation soit sous l’angle de la diffusion lexicale. À titre de pistes de réflexion, on pourra investir des questions d’ordre théorique ou empirique :
  • Qu’est-ce qu’une « bonne » innovation en traduction, en terminologie, et en quoi la réussite de la création tient-elle à l’adéquation au(x) contexte(s) ?
  • Quelle relation y a-t-il entre la fonction communicationnelle remplie par un mot nouveau et les normes du genre discursif où il a été produit ?
  • Quelles sont les conditions d’une diffusion maximale d’une création lexicale ? Quelle typologie des différents stades de la diffusion collective des créations lexicales ?  Y a-t-il des scénarios de diffusion caractéristiques au sein de domaines de discours particuliers (en science et techniques, en droit, dans la presse, en littérature, etc.) ?
  • Dans l’activité des traducteurs et des terminologues, en quoi la situation culturelle au sens large, les normes de genre et les contraintes  textuelles orientent la création de mots/termes nouveaux ? Quelles sont les stratégies d’adaptation au contexte en traduction en vue permettant de surmonter les différences de procédés de création entre deux langues ?
  • Comment le français, mais aussi d’autres langues, s’acclimate-t-il en Afrique, au Québec, en Suisse, etc. ? L’innovation lexicale des locuteurs s’y distingue-t-elle par des procédés de création particuliers ? Quels sont les procédés communs à telles ou telles zones de la francophonie ? Comment se manifeste l’incidence de l’environnement géo-culturel sur l’innovation lexicale ? Qu’en est-il des relais discursifs de la diffusion collective de ces innovations : genres des médias (oraux/écrits), genres littéraires, scientifiques, juridiques, etc. ?
  • Quelles stratégies et méthodes adopter dans l’élaboration des outils de Traitement Automatique des Langues pour identifier les innovations lexicales ? Comment représenter le genre pour exploiter cette dimension dans des logiciels d’analyse automatique du texte ? Comment documenter ces innovations dans des ressources lexicales (bases terminologiques, bases lexico-sémantiques, dictionnaires) ?
Les propositions de communication d’un volume de 500-800 mots hors références bibliographiques accompagnées de 3 à 6 mots-clefs seront déposées sur le site Web de la conférence, rubrique "Déposer", d’ici le 15 mars 2015 au plus tard à l’adresse suivante : http://ltt2015.sciencesconf.org


Liste des membres du comité scientifique par ordre alphabétique patronymique :
Diana Abi-Abboud Issa (Université Saint-Joseph, Beyrouth)
Ibrahim Ben Mrad (Université de Tunis-La Manouba)
Delphine Bernhard (Université de Strasbourg)
Xavier Blanco (Université autonome de Barcelone)
Manuel Célio Conceiçao (Université d’Algarve)
Maryvonne Boisseau (Université de Strasbourg)
Aïcha Bouhjar (Institut royal de la culture amazighe, Rabat)
Anne Condamines (Université de Toulouse)
Mame Thierno Cissé (Université Cheikh Anta Diop, Dakar)
Patrick Drouin (Université de Montréal)
Christophe Gérard (Université de Strasbourg)
Thierry Grass (Université de Strasbourg)
Gabrielle Le Tallec Lloret (Université de Paris 13)
Teresa Lino (Université nouvelle de Lisbonne)
Mathieu Mangeot-Nagata (Université de Grenoble)
François Maniez (Université de Lyon 2)
Salah Mejri (Université de Paris 13)
Franck Neveu (Université de Paris-Sorbonne)
Michel Musiol (UMR ATILF – Université de Lorraine)
Jean-François Sablayrolles (Université de Paris13)
Inès Sfar (Université de Paris Sorbonne)
Philippe Thoiron (Université de Lyon 2)
Amalia Todirascu (Université de Strasbourg)
Marc Van Campenhoudt (Institut supérieur de traducteurs et interprètes, Bruxelles)

Calendrier du colloque
Journées 1+2 (mardi 1er et mercredi 2 septembre 2015) : journées de formations (Formations)
Au programme de ces journées de formation en salle informatique (à confirmer) :
  • OmegaT (logiciel de mémoire de traduction)
  • Plateforme R (boîte à outils de traitement statistique)
  • Professionnalisation (comment organiser la professionnalisation dans l’enseignement des langues)
  • TXM (logiciel de textométrie)
  • Unitex (plateforme d’annotation et d’exploitation de corpus)
Journées 3+4 (jeudi 3 et vendredi 4 septembre 2015) : colloque proprement dit

Πέμπτη, 5 Φεβρουαρίου 2015

COLLOQUE INTERNATIONAL « LANGAGE(S) ET TRADUCTION » - LE DIT ET LE NON-DIT

COLLOQUE INTERNATIONAL « LANGAGE(S) ET TRADUCTION »
- LE DIT ET LE NON-DIT
9-11 juin 2015, Université de Bucarest (Roumanie)
Date limite: 15 février 2015 




Ce Colloque de linguistique appliquée est organisé conjointement par les filières de Philologie, LEA et de Traducteurs-Interprètes-Terminologues du Département de français, Faculté des Langues et des Littératures Etrangères de l’Université de Bucarest sous un titre générique qui joue délibérément sur la polysémie du terme de langage – faculté de l’esprit (faculté de langage) et système de signes (langue), mais également, voire surtout usage (style(s), discours) – vise à mieux cerner les rapports entre problématique de la variation linguistique (langages spéciaux /vs/ langage courant /vs/ langage littéraire) et problématique de la traduction, dans une perspective à la fois descriptive et didactique.

Le thème autour duquel se dérouleront les débats entend traiter des diverses théories de l’expression du sens et de la signification en langue et en discours, ainsi que les problèmes de traduction qui peuvent intervenir dans le passage d’une langue source à une langue cible.

Description du projet

La problématique du DIRE (processus d’énonciation), du DIT (sens de l’énoncé, ce que l’on dit lorsqu’on parle), du NON-DIT (tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s’exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interprétables par son interlocuteur) a préoccupé depuis toujours les linguistes, les philosophes du langage, les anthropologues, les sémioticiens, les exégètes de l’art. Entre tous ces concepts il y a une relation d’interdépendance : l’un sans l’autre ne fonctionne pas. Préexistant au non-dit, le dit (la parole) « nous accompagne presque à chaque instant, et même le silence, devenu si rare dans les sociétés modernes, prend son sens par rapport à elle. » (Ph. Breton, 2003 : 5). On pourrait même dire que le non-dit est en fait un dit déguisé derrière les divers mécanismes de production.

Plusieurs perspectives s’ouvrent dans l’analyse de ce phénomène : d’une part, une perspective sémantico-pragmatique (du type O. Ducrot ; voir à cet égard : Dire et ne pas dire, 1972 ; La preuve et le dire, 1974 ; Le dire et le dit, 1984 ; ou bien du type C. Kerbrat-Orecchioni - L’Implicite, 1986 ) faisant des deux phénomènes une question d’interprétation et, d’autre part, une perspective logico-sémantique du type Robert Martin (Langage et croyances, 1987 ; Pour une logique du sens, 1992) qui fait du phénomène dunon-dit un élément de calcul du sens.

En deçà du dit du discours ou au-delà de l’unité discursive, l’opposition du dit et du non-dit pourrait
correspondre à l’opposition entre contenu explicite /vs/ contenu implicite, ou sens dénotatif /vs/ sens connotatif. On parlera ainsi, avec R. Barthes, de l’existence dans la langue d’un contenu manifeste (explicite) et d’un contenu latent (implicite). Pourtant, si pour le dit le terme « explicite » ne fait pas opposition, pour le non-dit, le terme « implicite » n’est pas le synonyme parfait.

Cette distinction apparaît d’une part, dans les recherches de C. Kerbrat-Orecchioni (1986) pour laquelle les seules formes de l’implicite sont la présupposition et le sous-entendu, le reste étant du non-dit, et d’autre part, dans les travaux de Robert Martin qui, se situant dans une sémantique véri-conditionnelle, définit le non-dit comme un phénomène rassemblant « les cas où, pragmatiquement et sémantiquement, l’énoncé induit un énoncé corrélatif, mais dont la valeur de vérité ne dépend pas directement de la valeur de l’énoncé lui-même comme dans l’implication » (1987 : 27). Le rapport entre « complétude » et « non-dit » apparaît clairement dans les recherches dues à Robert Martin (La monovalence de la négation). Etant donné le flou existant dans la structure sémantique des unités composant les séquences discursives, il y aura toujours une quête de la complétude du sens au niveau manifeste, le reste étant affaire de non-dit.

Aspect de l’indécidable et de l’indéterminé, le non-dit est placé par Robert Martin (1987) entre l’ambiguïté et le vague et se distingue de ces concepts par l’absence d’une lecture alternative (pour le premier terme) et par l’absence de liaison avec le continu (pour le second).

Le colloque se propose d’explorer quelques axes de recherche :
En tant que phénomène de nature pragmatique, le dit et le non-dit représentent la production de l’action des instances énonciatives, des règles du discours, de la situation de communication. Le colloque se propose de s’interroger sur les possibilités de tracer, si c’est le cas, une limite entre les diverses manifestations de l’au-delà du dit : implicite, présuppositions, sous-entendus, allusion, insinuation…et d’autres non-dits. Les modalités de combler ces incomplétudes laissées par la manifestation latente du sens sont une question d’interprétation. Or, « interpréter », signifie dans une lecture d’Umberto Eco (Lector in fabula) savoir identifier et lire les non-dits d’un texte.

Le niveau sémantique amène dans la discussion le rôle du co-texte (ou contexte linguistique), du sens dénoté/vs/connoté, du sens conventionnel attribué à un énoncé induit d’un autre, de la polysémie, des sélections sémiques, du changement de sens (la métaphore, le figement, les détournements de sens étant des sources principales de non-dit) et du lieu du non-dit. Nous nous intéressons aussi aux divers déclencheurs sémantico-discursifs du non-dit : négation, adjectifs évaluatifs, connecteurs discursifs, modes/temps verbaux : conditionnel, imparfait, passé composé, etc. Nous invitons ainsi à un débat sur l’étendue/les limites de ces marqueurs dans l’expression du dit et du non-dit.

Le niveau morpho-syntaxique nous permet de nous interroger sur les diverses structures génératrices de non-dit. Ce qui est clairement DIT par une séquence discursive correctement construite du point de vue morphosyntaxique peut laisser la place au NON-DIT dans des structures elliptiques, les répétitions (de sons, d’éléments et de structures), des interruptions dans la structure phrastique, tout étant mis en marche pour des raisons stylistiques (niveaux de langue, effets de sens) et argumentatives. L’absence d’un composant à l’intérieur d’une phrase comme Sans blague ! Ah, bon ! Qu’importe ! Si j’ose dire…représente une source formelle de non-dit, génératrice d’effets de sens et de stratégies argumentatives.

Au niveau phonétique et phonologique, le colloque invite à l’exploitation des silences dans le discours, des hésitations, des allongements, de l’intonation, de l’intensité de la voix, des inflexions du ton, des exclamatifs, des interjections, des éléments phatiques, du rythme oral et de la prononciation particularisée, autant de manifestations de l’attitude du locuteur qui préfère se servir de ces non-dits pour intensifier l’effet qu’il veut produire sur son interlocuteur/lecteur.

À côté de ces marques d’oralité, le non-dit surgit derrière des marques graphiques : les points de
suspension, les phrases inachevées, les divers types de rupture, la commutation des graphèmes, etc. Si pour le dit on trouve sans difficulté la source (pronoms à la première personne, modalisateurs, déictiques spatiaux et temporels, temps verbaux, références au monde culturel auquel il appartient, l’intertextualité et l’intratextualité, la présence directe des instances énonciatives dans un texte), on peut bien se demander quelle est la source/les sources du non-dit. Quelle est sa nature : verbale, non-verbale? Langagière ? Culturelle ? Civilisationnelle ?

Ces questions suscitent d’autres distinctions. Il faut savoir qu’on ne pourrait pas toujours poser un signe d’équivalence entre non-dit et non-verbal. La danse, la peinture, la musique par exemple, sont des expressions non-verbales mais qui « disent » un message. La gestuelle se rapproche plus du non-dit, en accompagnant souvent le dit ou en le doublant parfois de façon contradictoire.

« Dit », « non-dit », anthropologie et traduction

- Le non-dit n’est pas toujours lié à la connotation (qui doit être exprimée ou déduite d’une façon ou d’une autre) mais encore à l’absence ou au refus de dire. Nous proposons ainsi de nous rapporter dans notre investigation au domaine de l’anthropologie pour identifier et analyser la manière dans laquelle se manifestent les tabous, les interdits dans divers espaces culturels et civilisationnels. De cette façon, dans l’interprétation des dits et des non-dits il faut faire une large part aux connaissances encyclopédiques, aux savoirs partagés pour pouvoir en trouver la vraie interprétation et les vraies causes du non-dit.

L’analyse à ce niveau s’avère particulièrement importante dans le domaine de la traduction. Passer d’une langue source à une langue cible suppose une réinterprétation du texte de départ pour aboutir au texte d’arrivée, en acceptant toujours les pertes qui peuvent survenir surtout dans la restitution de l’"implicite culturel". La difficulté consiste en cette absence d’équivalence terme à terme interlinguale, de correspondance contextuelle et situationnelle car, « il n’y a pas que les contextes patents, il y a les contextes cachés et ce que nous appelons les connotations qui ne sont pas toutes intellectuelles, mais affectives, pas toutes publiques, mais propres à un milieu, à une classe, à un groupe, voire un cercle secret ; il y a ainsi toute la marge dissimulée par la censure, l’interdit, la marge du non-dit, sillonné par toutes les figures du caché. » (P. Ricœur, Sur la traduction, 2004 : 47-48) Nous invitons à identifier les meilleures stratégies de traduction capables de restituer le plus fidèlement, dans une langue cible, le savoir culturel et civilisationnel du texte de la langue source. Est-ce qu’il y a des « intraduisibles ? » Comment surmonter ces obstacles ?

Les non-dits sont en même temps une source ouverte à une série d’effets indésirables : erreurs
d’interprétation, l’impression d’être « visé » par celui qui se sert de cette stratégie, conflits latents. Les questions qu’on peut se poser sont les suivantes : Comment combattre ce phénomène ? Faut-il vraiment le faire ? Et dans quel domaine d’intérêt ?

« Dit », « Non-dit » et Terminologie

Par sa disponibilité naturelle pour exprimer des concepts moins soumis à la polysémie ou à d’autres
particularités du langage naturel, la terminologie est dans une moindre mesure lieu du non-dit. La
problématique que nous soumettons au débat est de savoir quelle est tout de même la part du non-dit dans ce domaine. Ou encore : quel type de non-dit agit à ce niveau ? dans quel domaine des discours de spécialité se manifeste le non-dit le plus fréquemment ? est-ce le non-dit une source d’innovation en
terminologie ?

« Dit », « Non-dit » et didactique des langues
Les questions qui nous préoccupent dans ce domaine se rapportent aux moyens, aux stratégies didactiques et aux techniques d’enseignement/apprentissage à même de faciliter la gestion du non-dit et du dit dans la transmission/assimilation du savoir. On peut centrer également notre intérêt sur l’exploitation de l’erreur comme source du dit détourné et générateur de non-dit. Loin d’envisager encore l’erreur comme déclencheur de punition, elle doit être transformée en instrument didactique de remédiation aux insuffisances qui l’ont produite.

Principaux axes de recherche :

Langage(s) :
- caractéristiques sémantico-lexicales, syntaxiques et pragmatico-argumentatives des langages spéciaux par rapport à la fois à la langue commune/ au discours quotidien, et à la langue et au discours littéraire ;
- théorie et pratique de la terminologie bi- ou multilingue ;
- pédagogie des langages spéciaux et de la terminologie.

Traduction :
- aspects linguistiques et méthodologiques de la traduction de textes spécialisés ou non spécialisés (dont les textes littéraires) ;
- traduction, anthropologie et gestion de l’interculturel ;
- pédagogie de la traduction (spécialisée, littéraire, …) ;
- théories de la traduction.

Sections :

Phonétique et Morphosyntaxe
Sémantique et Lexicologie
Terminologie.
Langages spéciaux
Traduction spécialisée /vs/ Traduction littéraire.
Anthropologie et Langage quotidien et littéraire
Sémiotique, Sémiologie
Pragmatique et Argumentation
Didactique – enseignement/apprentissage du FLE, FOS, FOU
 
Soumission des propositions :
Les propositions (en français, roumain, espagnol, italien) comprendront :
• un titre,
• cinq mots clefs,
• une bibliographie de quatre titres maximum
• développement en 500 mots environ présentant la problématique, le cadre méthodologique, le
corpus analysé, les principaux résultats escomptés.

Les communications donneront lieu, après expertise des textes définitifs par le comité de lecture, à une publication en volume. Les actes du colloque seront publiés en volume aux Éditions de l’Université de Bucarest. Les auteurs sont priés d’indiquer de manière explicite la section à laquelle ils voudront s’inscrire.
Les propositions seront soumises avant le 15 février 2015 à l'une des adresses suivantes :
soniaberbinski@yahoo.com
dandobre26@yahoo.fr

Organisation des interventions :

Communications individuelles (20 minutes+10 minutes de débats/questions)
Tables rondes (4 intervenants pour 45 min + 15 min d’échanges)
Conférences plénières (45 minutes + 10 minutes de débats/questions)

Calendrier :
3ème appel à communications (clôture) : 15 février 2015
Notification aux auteurs : 18 février 2015
Colloque : Travaux du colloque : 9-11 juin 2015

Comité scientifique :
Jean-Claude Anscombre (Université Paris XIII)
Sonia Berbinski (Université de Bucarest)
Laura Cîtu (Université de Pitesti)
Lidia Cotea (Université de Bucarest)
Anca Cosaceanu (Université de Bucarest)
Dan Dobre (Université de Bucarest)
Anca Gâta (Université « Dunarea de Jos », Galati)
Laurent Gautier (Université de Bourgogne)
Anne-Marie Houdebine (Université René Descartes, Paris V)
Mohammed Jadir (Université Hassan II, Mohammedia, Maroc)
Ioan Pânzaru (Université de Bucarest)
Marina Paunescu (Université de Bucarest)
Henri Portine (Université Bordeaux3, France)
Toader Saulea (Université de Bucarest)
Brândusa Steiciuc (Université « Stefan cel Mare », Suceava)
Anca Marina Velicu (Université de Bucarest)
Halina Widła (Université de Silésie, Pologne)

Comité d’organisation :

Sonia Berbinski, Université de Bucarest : soniaberbinski@yahoo.com
Fréderic Bonnor, Université de Bucarest : frederic.bonnor@gmail.com
Lidia Cotea : lidiacotea@gmail.com
Ileana Mihaila: ileanamihaila59@yahoo.com
Lucia Visinescu : lucia.visinescu@gmail.com
Anca Velicu : ancamarinavelicu@gmail.com

Frais de participation:

Les frais de participation de 80 Euros/60 pour les doctorants couvrent les pauses-café, le dossier du
colloque, la publication des Actes du colloque et un repas festif. Les modalités de paiement seront indiquées après l’acceptation de la proposition, avant le 15 mars 2015.

Le comité d’organisation mettra à la disposition des participants l’offre d’hébergement pour la période du déroulement des travaux. Les frais d’inscription, de transport, d’hébergement et d’envoi du volume sont à la charge des participants.

Fiche d’inscription
Nom :
Prénom :
Intitulé de la communication :
Affiliation :
Statut (enseignant, chercheur, doctorant, etc.) :
Courriel :
Adresse professionnelle :
Adresse personnelle :
Tél. (facultatif) :
Langue de communication:

Τρίτη, 3 Φεβρουαρίου 2015

Ισχύον νομικό πλαίσιο άσκησης φοιτητών ΤΞΓΜΔ σε πανεπιστήμια της αλλοδαπής


Αγαπητοί φοιτητές και απόφοιτοι του ΤΞΓΜΔ
Αγαπητοί συνάδελφοι,
Αγαπητοί φίλοι

Επειδή συζητώντας με πολλούς φοιτητές του Τμήματος αλλά και με συναδέλφους άλλων τμημάτων του Ιονίου Πανεπιστημίου διαπίστωσα ότι υπάρχει σύγχυση ως προς το τι ισχύει σήμερα, προέβην σε κωδικοποίηση των σχετικών υπουργικών αποφάσεων (Η υπουργική απόφαση Β1/61/25-1-1988 έχει τροποποιηθεί με τις υπ’ αριθμ. Β1/144/3-4-1990 και 152841/Β1/27-11-2012 υπουργικές αποφάσεις).
Μετά τις τροποποιήσεις, το νομοθετικό πλαίσιο που διέπει την άσκηση των φοιτητών του ΤΞΓΜΔ σε Ιδρύματα του εξωτερικού έχει διαμορφωθεί ως εξής:

" 1. Οι φοιτητές του Τμήματος Ξένων Γλωσσών Μετάφρασης και Διερμηνείας του Ιονίου Πανεπιστημίου δύνανται να παρακολουθήσουν μαθήματα ή να διεξαγάγουν ασκήσεις σε ξένα ανώτατα εκπαιδευτικά ιδρύματα ή σε ιδρύματα, ινστιτούτα ή σχολές που παρέχουν ουσιαστικά ισότιμη παιδεία.
Η διάρκεια της φοίτησης στα ιδρύματα αυτά, είναι ένα ακαδημαϊκό εξάμηνο και ο χρόνος αυτός λογίζεται ως χρόνος κανονικής φοίτησης. Δικαίωμα φοίτησης στα ιδρύματα αυτά έχουν οι φοιτητές που συμπληρώνουν τέσσερα (4) εξάμηνα φοίτησης στο τμήμα και εξηνταπέντε (65) τουλάχιστον διδακτικές μονάδες.
2. Οι φοιτητές που συμπληρώνουν τις προϋποθέσεις της προηγούμενης παραγράφου υποβάλλουν σχετική αίτηση στη γραμματεία του τμήματος.
Το Διοικητικό Συμβούλιο (πλέον Συνέλευση) του τμήματος καταρτίζει το σχετικό πρόγραμμα το οποίο υποβάλλει στη Γενική Συνέλευση.
Το πρόγραμμα περιλαμβάνει α) Τα ξένα ιδρύματα στα οποία γίνεται η φοίτηση, β) τον αριθμό των φοιτητών που δέχεται κάθε ίδρυμα, γ) τα μαθήματα ή τις ασκήσεις που πραγματοποιούνται σε κάθε ίδρυμα, δ) τα δίδακτρα που τυχόν καταβάλλονται, ε) τα τροφεία που καταβάλλονται για κάθε φοιτητή το ύψος των οποίων δεν μπορεί να υπερβαίνει το εκάστοτε καθοριζόμενο ποσό από την Τράπεζα της Ελλάδος και στ) κάθε άλλη σχετική λεπτομέρεια.
3. Οι φοιτητές στη διάρκεια της φοίτησής τους στα ιδρύματα του εξωτερικού οφείλουν να παρακολουθούν τα μαθήματα. Η παρακολούθηση βεβαιώνεται με έγγραφο του ιδρύματος.
Με την καθοδήγηση καθηγητή του ιδρύματος κάθε φοιτητής στο τέλος της φοίτησής του, οφείλει να παρουσιάσει εργασία σε ξένη γλώσσα. Ο φοιτητής που δεν εκπληρώνει μέχρι το τέλος της φοίτησής του τις υποχρεώσεις του στο ίδρυμα του εξωτερικού που φοιτά οφείλει πλέον με δικές του δαπάνες να εκπληρώσει τις υποχρεώσεις του.
4. Στους φοιτητές καθώς και στα μέλη ΔΕΠ του τμήματος που μεταβαίνουν για τυχόν επίλυση προβλημάτων καταβάλλονται τα έξοδα μετάβασης και επιστροφής. Στα μέλη ΔΕΠ καταβάλλονται επίσης διπλές αποδοχές για το διάστημα παραμονής τους στο εξωτερικό.
5. Οι κάθε μορφής δαπάνες που προκύπτουν για την υλοποίησή του προγράμματος βαρύνουν τον προϋπολογισμό του Ιονίου Πανεπιστημίου."

Εκ των ανωτέρω προκύπτει σαφώς ότι:
1. η άσκηση των φοιτητών σε πανεπιστήμια του εξωτερικού ΔΕΝ ΕΧΕΙ ΚΑΤΑΡΓΗΘΕΙ και
2. ότι το Ιόνιο Πανεπιστήμιο ΟΦΕΙΛΕΙ να καλύπτει τις "κάθε μορφής δαπάνες προκύπτουν για την υλοποίηση του προγράμματος".
Ως εκ τούτου η εισήγηση της Συγκλήτου προς το Συμβούλιο Ιδρύματος ελέγχεται ως προς τη νομιμότητά της, καθώς και ένας φοιτητής να θέλει να ασκήσει το δικαίωμα του να ασκηθεί σε πανεπιστήμιο του εξωτερικού, το Ιόνιο Πανεπιστήμιο ΟΦΕΙΛΕΙ να του καλύψει τα έξοδα, όπως προβλέπει το εδάφιο 5 της υπουργικής απόφασης.
Με την ευκαιρία:
α) Θυμίζω ότι όταν η Ελληνική Πολιτεία ίδρυε το Τμήμα Ξένων Γλωσσών, Μετάφρασης και Διερμηνείας στο πλαίσιο του Ιονίου Πανεπιστήμιο ως συνέχεια και μετεξέλιξη του Κέντρου Μετάφρασης και Διερμηνείας (ΚΕΜΕΔΙ) γνώριζε:
1. ότι έχει ανάγκη από ΑΡΤΙΑ καταρτισμένους ελληνόφωνους μεταφραστές και διερμηνείς, ικανούς να καλύψουν όχι μόνο τις ανάγκες της αγοράς, αλλά και νευραλγικής σημασίας ανάγκες της ελληνικής εξωτερικής πολιτικής, της εθνικής άμυνας και της εθνικής ασφάλειας (μετάφραση διαβαθμισμένων εγγράφων, διερμηνεία διεθνών συναντήσεων της πολιτικής και στρατιωτικής ηγεσίας του τόπου).
2. ότι η κατάρτιση σε τέτοιο επίπεδο προϋποθέτει ειδικό πρόγραμμα σπουδών. Στο πλαίσιο αυτού του προγράμματος προέβλεψε εξαρχής την υποχρεωτική άσκηση των φοιτητών του Τμήματος σε ιδρύματα του εξωτερικού (νόμος 1566/1985 και υπουργική απόφαση Β1/61/25-1-1988, όπως έχει τροποποιηθεί και ισχύει) . Από τη μέχρι τότε εμπειρία του ΚΕΜΕΔΙ και από τις πράξεις τις Ελληνικής Πολιτείας προκύπτει σαφώς ότι τα συναρμόδια υπουργεία γνώριζαν ότι ίδρυαν ένα «πολύ ακριβό» τμήμα. Γι’ αυτό το λόγο τα πρώτα χρόνια λειτουργίας του ο αριθμός των εισαγομένων ήταν πολύ μικρός.
β) Όσον αφορά στη σκοπιμότητα της υποχρεωτικής άσκησης των φοιτητών του ΤΞΓΜΔ σε ιδρύματα του εξωτερικού, η ένσωμάτωσή της στο πρόγραμμα σπουδών του ΤΞΓΜΔ κρίθηκε σκόπιμη για καθαρά παιδαγωγικούς λόγους. Με την υποχρεωτική παρακολούθηση ειδικώς διαμορφωμένου προγράμματος σε ανώτατο εκπαιδευτικό ίδρυμα της αλλοδαπής επί ένα ακαδημαϊκό εξάμηνο, προσφέρεται στους φοιτούντες στο ΤΞΓΜΔ η δυνατότητα ουσιαστικής βελτίωσης των γλωσσικών και μεταφραστικών τους δεξιοτήτων μέσω βιωματικής μάθησης. Τα ανωτέρω κρίνονται απολύτως απαραίτητα ώστε ο εκπαιδευόμενος μεταφραστής να καλλιεργήσει δεξιότητες οι οποίες θα του επιτρέπουν να κατανοεί πλήρως και χωρίς δυσκολία τα προς μετάφραση κείμενα και να τα μεταφράζει παράγοντας το επιθυμητό ποιοτικό αποτέλεσμα.

Κυριακή, 1 Φεβρουαρίου 2015

Πρακτική άσκηση των φοιτητών του ΤΞΓΜΔ σε πανεπιστήμια του εξωτερικού


Αγαπητοί φοιτητές και απόφοιτοι του ΤΞΓΜΔ
Αγαπητοί συνάδελφοι,
Αγαπητοί φίλοι,

Βρίσκομαι στη δυσάρεστη θέση να σας ενημερώσω ότι η Σύγκλητος του Ιονίου Πανεπιστημίου, στη συνεδρίαση της 21ης Νοεμβρίου 2014, με την οποία ενέκρινε το Σχέδιο Προϋπολογισμού του Ιονίου Πανεπιστημίου, οικονομικού έτους 2015, αποφάσισε, παρά την κείμενη - δεσμευτική - νομοθεσία,
  1.   να μην εγγράψει πίστωση για τη χρηματοδότηση της άσκησης των φοιτητών του ΤΞΓΜΔ στο εξωτερικό και
  2. να προβεί σε ανακατανομή του ποσού αυτού σε άλλους κωδικούς (σε όλα τα Τμήματα του Ιονίου Πανεπιστημίου).
Το εγκριθέν σχέδιο προϋπολογισμού ήρθε στο Συμβούλιο Ιδρύματος του Ιονίου Πανεπιστημίου προς έγκριση στην 4η Συνεδρίαση του οργάνου, η οποία πραγματοποιήθηκε στις 13 Ιανουαρίου 2015. Κατά τη διάρκεια της συζήτησης επεσήμανα στα υπόλοιπα μέλη του Συμβουλίου Ιδρύματος ότι το εξάμηνο εξωτερικού προβλέπεται από τον Νόμο 1566/1985 και από την υπουργική απόφαση Β1/61/25-1-1988, όπως έχει τροποποιηθεί και ισχύει. Με βάση το εδάφιο 5 της ανωτέρω υπουργικής απόφασης: «5. Οι κάθε μορφής δαπάνες που προκύπτουν για την υλοποίησή του προγράμματος βαρύνουν τον προϋπολογισμό του Ιονίου Πανεπιστημίου». Αυτό σημαίνει ότι το Ιόνιο Πανεπιστήμιο - τα αρμόδια όργανά του - οφείλουν να προβλέπουν πίστωση για την υλοποίηση του προγράμματος. Τους επέστησα, μάλιστα, την προσοχή ότι η μη εγγραφή σχετικής πίστωσης θα προκαλέσει την εύλογη αντίδραση των θιγομένων, οι οποίοι θα έχουν το δικαίωμα να στραφούν δικαστικά όχι μόνο κατά του Ιονίου Πανεπιστημίου, αλλά και κατά όσων ενέκριναν Προϋπολογισμό αντίθετο προς την κείμενη νομοθεσία, δηλαδή κατά των μελών του Συμβουλίου Ιδρύματος (εννοείται ότι οι προϋπολογισμοί των ΑΕΙ υπόκεινται σε έλεγχο νομιμότητας πριν εγκριθούν από το Υπουργείο). 

Μετά από διαλογική συζήτηση, τα μέλη του Συμβουλίου Ιδρύματος αποφάσισαν ομόφωνα να μην υιοθετήσουν το σχέδιο του Προϋπολογισμού που είχε εγκρίνει η Σύγκλητος και ανέθεσαν σε τριμελή επιτροπή να διερευνήσει τη δυνατότητα κατάθεσης πρότασης, η οποία θα λαμβάνει υπόψη της τον θεσμό του εξαμήνου του εξωτερικού και την κείμενη νομοθεσία.

Δηλώνω, για άλλη μια φορά, ότι θα αγωνιστώ με κάθε νόμιμο και πρόσφορο τρόπο για τη διατήρηση του εξαμήνου εξωτερικού, καθώς θεωρώ ότι είναι από παιδαγωγική άποψη απολύτως απαραίτητο για όσες και όσους επιθυμούν να γίνουν επαγγελματίες μεταφραστές ή/και διερμηνείς. Λύσεις, καθ’ όλα νόμιμες, στο πλαίσιο του δραστικά μειωμένου προϋπολογισμού, μπορούν να βρεθούν. Αρκεί να υπάρχει βούληση για εξεύρεση λύσης.

Και μια τελευταία σκέψη. Αμφιβάλλω ότι ο Κερκυραίος υπουργός Παιδείας Αριστείδης Μπαλτάς θα αναλάβει νομοθετική πρωτοβουλία για την κατάργηση ενός τόσο καταξιωμένου κοινωνικά και τόσο απαραίτητου από παιδαγωγική άποψη εκπαιδευτικού θεσμού. Έχω την αίσθηση ότι, λόγω της προσωπικής του επιστημονικής κατάρτισης και των προσωπικών του βιωμάτων στο εξωτερικό, θα στηρίξει τον θεσμό της άσκησης των φοιτητών του ΤΞΓΜΔ σε πανεπιστήμια του εξωτερικού.

Κέρκυρα, 1η Φεβρουαρίου 2015

Με τιμή,
Μιχάλης Πολίτης
Αναπληρωτής Καθηγητής
Μέλος του Συμβουλίου Ιδρύματος
του Ιονίου Πανεπιστημίου